01Feb 2010
A Paris, Nicolas Sarkozy doit arbitrer la liste UMP
22:21 - By Brice BLAZY - one comment
S’il dit avoir renoncé à l’avant-scène pour les élections régionales, Nicolas Sarkozy s’active toujours autant en coulisses. Le président de la République a ainsi réuni, jeudi 28 janvier, dans son bureau, le premier ministre François Fillon, le secrétaire général de l’UMP, Xavier Bertrand, le ministre de l’intérieur, Brice Hortefeux et le président du Comité de liaison de la majorité présidentielle, Jean-Claude Gaudin. Au menu de la réunion : la composition de la liste UMP à Paris, ainsi que celle de plusieurs autres listes départementales.
A Paris, le bouclage de la liste était devenu “un enfer”, raconte Jean-François Lamour, président du groupe UMP au conseil de Paris. Traditionnellement, beaucoup de candidats se bousculent au portillon dans la capitale. Mais, pour ce scrutin, la concurrence était devenue d’autant plus vive qu’en cas de défaite au scrutin de mars, seuls les treize premiers sur la liste parisienne ont une chance d’être élus.
Valérie Pécresse, candidate (UMP) à la direction de la région Ile-de-France, a souhaité placer des élus parisiens qui l’avaient soutenue pendant la primaire interne à l’UMP et ouvrir sa liste à la société civile. Cette ambition a nourri de sourdes intrigues entre les différentes chapelles de la droite parisienne. A cela se sont ajoutées les demandes des partis associés de l’UMP, inquiets d’être relégués en fin de liste. Sans compter les luttes d’influence entre M. Bertrand, M. Fillon et le “patron” des députés UMP, Jean-François Copé.
Le 13 janvier, M. Bertrand a troublé le jeu en voulant imposer, en position éligible, Benjamin Lancar, le président des jeunes UMP, pourtant sans attache élective parisienne. Pour intégrer M. Lancar, Mme Pécresse a remis sa liste sur le métier qu’elle est allée ensuite présenter, le 20 janvier, à l’Elysée. Le chef de l’Etat a lui aussi dressé une ébauche de liste qui a donné lieu à de multiples interventions.
Nicolas Sarkozy a choisi le numéro 2 de la liste : Patrick Karam, délégué interministériel pour l’égalité des chances des Français d’outre-mer. Mme Pécresse soutenait également Jean-Robert Pitte, ex-président de l’université Paris-IV. Mais Jean-François Copé s’est alors fait l’avocat insistant auprès de l’Elysée de Grégoire Chertok, conseiller (Radical valoisien) du 16e arrondissement. Banquier d’affaires, associé-gérant de la Banque Rothschild, M. Chertok est un ami de M. Copé, mais aussi un proche de M. Bertrand et de Mme Pécresse. M. Fillon est, lui, intervenu pour placer Vincent Roger, élu du 4e.
M. Sarkozy a pris en compte “tous les égos des notables”, remarque un élu UMP. Il a également écouté Pierre Charon, en charge des élus de Paris auprès de M. Bertrand à l’UMP et proche du président de la République. M. Charon a soutenu avec zèle Pierre-Yves Bournazel, jeune conseiller du 18e, et avait, à l’inverse plutôt écarté, dans un premier temps, M. Chertok, et l’ex-patron de la Sorbonne, M. Pitte. Au grand dam de Mme Pécresse.
Finalement, le casting élyséen comporte “une huitaine d’élus parisiens parmi les treize premiers de la liste”, se félicite M.Charon.
Mme Pécresse s’en réjouit aussi. La ministre de l’enseignement supérieur a toutefois obtenu quelques ajustements au casting élyséen. A sa demande, Jean-François Legaret, maire (UMP) du 1er arrondissement a été placé avant M. Bournazel sur la liste. M. Legaret l’avait soutenue pendant les primaires internes à l’UMP.
M. Pitte qui avait été “noyé” en quarantième position, a été placé, de manière plus “visible” à la dernière place sur la liste. Pour appeler ses troupes à serrer les rangs, Mme Pécresse les réunira, dimanche 7 février, autour d’un grand banquet.
one comment
Sarkozy a fait une grande erreur en se privant de financement sans avoir au préalable prévu le remplacement des réductions d’impôts qu’il a faites.
Il a eu un comportement dogmatique ce qu’il ne faut jamais avoir, rompre les équilibres par la réduction des impôts et faire porter sur le reste de la société les charges de fonctionnement de l’État et des financements des entreprises.
Comment voulez-vous que les Français acceptent que l’on donne 2,5 milliards aux restaurateurs pour une baisse imaginaire du prix du café et que l’on n’exige pas des résultats positifs sur l’emploi.
Il doit retirer de suite ce cadeau pour remettre de l’argent dans les caisses et faire payer ceux qui en ont abusé