blog militant de Brice Blazy

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International

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26Sep

Changer le système financier Mondial, c'est possible d'après Nicolas Sarkozy !

Le G20 a transcendé les écarts sur la régulation, juge Sarkozy

Chantre de la régulation du système financier, Nicolas Sarkozy estime que le sommet de Pittsburgh a permis de transcender les approches traditionnelles des Anglo-saxons et des Européens sur le sujet même s'il n'a pas obtenu tout ce qu'il était venu chercher.

Le président français n'a pas hésité à saluer vendredi "un changement complet de compréhension des choses" à propos des décisions prises dans l'ancienne capitale américaine de l'acier.

"Il n'y a plus d'un côté le monde anglo-saxon et l'Europe, il y a des dirigeants qui, dans le cadre de la mondialisation, sont confrontés au même phénomène de spéculation, de prise de risques et de rémunérations scandaleuses, qui veulent y mettre un terme," a-t-il dit lors de la conférence de presse de clôture de la manifestation.

Ceci explique, selon lui, que les pays du G20 aient repris largement à leur compte les propositions, initiées par la France et l'Allemagne, rejointes par la Grande-Bretagne puis adoptées par l'Union européenne, visant à encadrer strictement les bonus des traders.

Ils se sont engagés ainsi à ce que leurs banques n'octroient plus de bonus garantis de plus d'un an, étalent dans le temps les parts variables de la rémunération de leurs traders et instaurent un malus quand les performances ne sont pas au rendez-vous.

Ils n'ont toutefois pas été jusqu'à poser des limites chiffrées, en relatif ou en absolu, pour ces bonus qui ont défrayé la chronique, comme le réclamaient Français et Allemands.

Le G20 a seulement établi que les superviseurs nationaux, comme la Commission bancaire en France, pourront intervenir pour limiter l'enveloppe globale des bonus à un pourcentage des revenus d'un établissement si son montant était incompatible avec le maintien d'une base de capital solide.

"On ne s'est pas mis d'accord sur un pourcentage, on ne s'est pas mis d'accord sur un montant mais c'est la première fois que ce principe (d'une intervention des superviseurs) est validé", a dit Nicolas Sarkozy.

De même, il s'est réjoui de la décision du sommet d'imposer un renforcement du capital réglementaire nécessaire pour les métiers les plus risqués des banques, à savoir leurs activités de marché, ce qui devrait freiner leur développement en les rendant moins rentables.

L'Europe a enfin obtenu des Etats-Unis qu'ils adoptent à l'horizon 2011 le cadre réglementaire dit de Bâle II en matière prudentielle, ce qui permettra d'harmoniser dans un sens plus sûr la situation en capital des banques des deux côtés de l'Atlantique.

Elle a accepté en échange d'y introduire la mesure du levier d'endettement, le bilan rapporté aux fonds propres, que défendait l'administration Obama.

"REDOUBLER D'EFFORT"

Aucun accord n'a été trouvé en revanche sur un autre facteur considéré comme discriminant côté européen, celui des normes comptables du secteur bancaire.

Le communiqué final appelle les organismes chargés de définir ces normes à "redoubler d'effort" pour rapprocher les normes américaines et européennes, en lui fixant comme date limite juin 2011.

Nicolas Sarkozy a obtenu gain de cause sur un autre sujet qui lui est cher, les sanctions contre les derniers paradis fiscaux, plusieurs pays ayant signé depuis le sommet du G20 de Londres en avril les douze conventions fiscales bilatérales nécessaires pour échapper à ce statut.

Ces sanctions devraient entrer en vigueur en mars 2010 et le G20 souhaitent qu'elles visent à terme les pays coupables de pratiques de financement du terrorisme ou de blanchiment d'argent sale.

Le président français a confirmé son intention de présenter une loi interdisant aux banques françaises d'avoir des filiales dans ces "juridictions non coopératives".

A propos des banques hexagonales, il s'est inscrit en faux contre l'idée, envisagée par son conseiller Henri Guaino, de les contraindre à choisir entre des activités de dépôt ou de marché, comme les Etats-Unis l'ont longtemps fait, pour des raisons de lutte contre les risques systémiques.

Il en veut pour preuve que la faillite il y a un an de Lehman Brothers, un établissement ayant peu de déposants, a failli entraîner une cascade de défaillances qui a rendu nécessaire une intervention massive des Etats pour soutenir leurs banques.

En attendant, il s'est dit heureux à l'idée de pouvoir continuer à faire avancer les dossiers de la régulation lors de la présidence du G20, qui reviendra à la France en 2011.

23Feb

Villepin: "ce serait une faute de revenir pleinement dans l'Otan"

PARIS (AFP) — L'ancien Premier ministre Dominique de Villepin a mis en garde dimanche le président Nicolas Sarkozy en jugeant que ce serait "une faute" de sa part de faire revenir la France "pleinement dans l'Otan".

"Nous sommes dans un monde qui est en permanence en risque de confrontation, de bloc à bloc. Aujourd'hui, vouloir pleinement afficher notre appartenance à ce bloc occidental, à un moment où, nous le voyons bien, l'Occident n'est plus seul sur la scène, loin de là, et où les pays du sud s'affirment, c'est une erreur en termes d'image et de stratégie", a-t-il plaidé sur Canal +.

"Tendre vers l'est, aller vers le sud, en permanence trouver des solutions que d'autres ne trouvent pas (...) C'est la vocation de la France. Cette vocation diplomatique, nous devons l'affirmer", a ajouté M. de Villepin.

"C'est vrai que les décisions au sein de l'Otan se prennent à l'unanimité. Mais j'ai vécu la crise irakienne. Et je sais que la pression exercée par les Américains quand ils considèrent qu'il y a va de leur propre sécurité est extrêmement difficile à résister", a-t-il insisté.

Selon lui, "si l'on veut, non seulement ne pas accepter une décision de l'OTAN mais s'opposer à une décision de l'Otan", il faut "une indépendance forte" et "c'est justement le positionnement français".

Donc le retour de la France dans le commandement intégré de l'Otan "n'est pas un détail", "ce n'est pas juste une signature de plus pour normaliser une position" mais "c'est véritablement la France qui passe sous les fourches caudines d'un autre pays", a mis en garde Dominique de Villepin.

L'ancien locataire de Matignon est par ailleurs opposé à un renforcement du dispositif militaire français en Afghanistan: "c'est prendre un risque supplémentaire alors même que, nous le savons, il n'y a pas de solution militaire" dans ce pays.

16Nov

Les principaux points du "plan d'action" du G-20

Voici les principaux points du "plan d'action" contre la crise financière, adopté par les dirigeants du G-20 réunis en sommet samedi à Washington. AP | 16.11.2008 | 16:00

RACINES DE LA CRISE

Les dirigeants du G-20 estiment que la pire crise économique et financière depuis la Grande Dépression dans les années 1930 trouve ses racines dans une sous-évaluation du risque par les investisseurs. Les bons résultats de l'économie mondiale leur ont donné un sentiment de sécurité trompeur.

La déclaration finale des Vingt ne mentionne pas ce que beaucoup considèrent comme l'épicentre de la crise: l'effondrement du système immobilier américain reposant sur le "subprime", le crédit hypothécaire à haut risque qui a permis à des foyers insolvables de s'endetter. La transformation de ces créances douteuses en titres financiers qui se sont dissous dans des marchés trop opaques a abouti à la déstabilisation du système américain puis mondial.

ACTIONS VISANT A STABILISER LES BANQUES ET RELANCER LA CROISSANCE

Les gouvernements et les banques centrales ont débloqué des milliards d'euros ces derniers mois pour tenter de stabiliser le système financier international.

Les dirigeants du G-20 s'engagent à "prendre toutes les mesures supplémentaires nécessaires", c'est-à-dire à injecter autant de liquidités qu'il faudra pour desserrer le marché du crédit. Ils s'engagent à poursuivre les efforts de stimulation de la consommation. L'administration américaine s'est opposée à des engagements plus précis, étant donné le prix qu'elle a déjà payé pour redresser la situation, avec un déficit budgétaire qui pourrait bien atteindre les 1.000 milliards de dollars (793,7 milliards d'euros) pour 2008.

UNE MEILLEURE REGULATION

Les dirigeants du G-20 mettront en place d'ici au 31 mars 2009 un "collège de superviseurs" comprenant tous les principaux régulateurs de la finance dans le monde. Il se réunira de façon régulière pour discuter de l'état des plus grandes banques mondiales opérant dans de nombreux pays et évaluer la sécurité financière de ces institutions.

Les Vingt s'engagent aussi à mieux réguler les produits financiers dérivés des crédits, et notamment des "credit default swaps" (CDS), des contrats d'assurance entre banques et entreprises contre le risque de défaut d'un tiers, qui ont contribué à l'effondrement du marché en devenant des instruments de pure spéculation.

FORUM SUR LA STABILITE FINANCIERE

Les dirigeants du G-20 s'engagent à agir rapidement pour élargir notamment aux puissances économiques émergentes la composition du Forum sur la stabilité financière qui rassemble des représentants des gouvernements, des banques centrales et des agences de régulation de différents pays pour chercher des moyens d'améliorer la régulation financière. Ce groupe peu connu a été créé à la suite de la crise de change asiatique de 1997-98.

REFORME DU FMI

Le G-20 prescrit une "réforme complète" du Fonds monétaire international (FMI, 185 pays membres) et de la Banque mondiale, afin de donner davantage de poids dans les décisions aux pays en développement. Des pays comme la Chine reprochent aux institutions jumelles de se faire trop souvent la voix des Etats-Unis et de l'Europe.

Le FMI, sorte de pompier ou de gendarme, selon les cas, des finances internationales, verra son mandat élargi pour mieux superviser les opérations économiques nationales et ainsi servir de système d'alerte précoce à la crise quand un pays dérive. Les Vingt s'engagent à veiller à ce que le FMI et la Banque mondiale disposent des ressources financières suffisantes pour aider les pays les plus pauvres à affronter la crise.

COMMERCE

Soucieux d'éviter que la crise financière actuelle ne déclenche des réflexes de protectionnisme qui ont fortement contribué à l'apparition de la Grande Dépression les années 1930, les dirigeants du G-20 s'engagent à ne pas élever de nouvelles barrières douanières pendant les 12 prochains mois. Ils s'engagent en outre à tenter de trouver un accord dans l'année sur les modalités permettant de conclure le cycle de Doha sur les échanges commerciaux au sein de l'Organisation mondiale du commerce (OMC). Mais avant même la crise actuelle, les négociations se trouvaient dans l'impasse en raison des divergences entre pays riches et pauvres.

PROCHAINE REUNION

Les dirigeants du G-20 s'engagent à se réunir à nouveau d'ici au 30 avril 2009 et donnent à leurs ministres de l'Economie et des Finances une feuille de route pour préparer cette rencontre. En ce qui concerne les Etats-Unis, où Barack Obama succédera à George W. Bush à la présidence le 20 janvier 2009, des responsables de l'administration Bush ont déclaré qu'ils étaient en contact constant avec l'équipe de transition Obama.

Le G-20 regroupe le G-8 (Etats-Unis, Canada, Japon, Russie, Grande-Bretagne, France, Allemagne, Italie), l'Afrique du Sud, l'Arabie Saoudite, l'Argentine, l'Australie, le Brésil, la Chine, la Corée du Sud, l'Inde, l'Indonésie, le Mexique et la Turquie. Siègent par ailleurs au G-20 les dirigeants du FMI, de la Banque mondiale et de la Banque centrale européenne. L'Espagne et les Pays-Bas étaient invités à Washington. AP

16Nov

Le FMI obtient du G20 un rôle accru, mais devra encore se réformer

WASHINGTON (AFP) — Le Fonds monétaire international a obtenu à l'issue du sommet du G20 un rôle accru dans la surveillance de la finance mondiale, mais devra se lancer dans une nouvelle réforme pour faire plus de place aux pays émergents au sein de ses structures de direction.

Dans le diagnostic qu'il effectue régulièrement sur ses pays membres, le FMI devra "accorder plus d'attention à leur secteur financier" et intégrer ses conclusions "aux programmes d'évaluation" qu'il effectue avec la Banque mondiale, a affirmé samedi le groupe des grands pays industriels et émergents.

"De cette manière, le rôle de conseil du FMI en matière de politique macro-financière serait renforcé", a-t-il souligné dans son communiqué final.

Le FMI mène depuis 1999, conjointement avec la Banque mondiale, des "programmes d'évaluation du secteur financier" (FSAP).

C'est cet outil que le G20 souhaite renforcer: un document technique, d'expertise financière, qui identifie les fragilités des systèmes financiers nationaux et de leur régulation, avant l'apparition des crises.

"Le FMI est probablement une institution unique pour sa capacité à donner l'alarme en amont. Les alarmes en amont sont absolument nécessaires pour éviter les crises", a plaidé le directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn, lors d'une conférence de presse tenue à l'issue du sommet.

Mais la parution des FSAP est irrégulière jusqu'ici. Et cet outil n'a pas servi dans la prévention de la crise actuelle, pour la simple et bonne raison que les Etats-Unis ont toujours refusé de s'y soumettre.

"Même dans les grands pays, nous ne faisons pas de FSAP partout. Et cela pourrait surprendre certains d'entre vous d'apprendre que parmi les pays du G20, nous n'avons réalisé que treize FSAP", a expliqué M. Strauss-Kahn.

"Certains membres du G20 défendaient même l'idée d'avoir des FSAP obligatoires. Nous n'en sommes pas là: ce n'est pas obligatoire, nous devons avoir l'accord du pays. Mais c'est une certitude, le nombre d'accords va augmenter grâce à cet appel du G20" à s'y soumettre, a-t-il poursuivi.

Le FMI a été appelé parallèlement à améliorer sa représentativité, alors même qu'il sort à peine d'une longue et tortueuse réforme de ses quotas.

"La représentation et la participation des économies émergentes et en développement dans (le FMI et la Banque mondiale) doivent être accrues", selon le communiqué du G20.

Le président américain George W. Bush a noté que la représentation des différents pays au FMI était "basée sur l'ordre économique" existant lors de sa création en 1944 et que l'institution devait "examiner l'extension du pouvoir de vote et de la représentation des pays en développement".

Le FMI a déjà mené une telle réforme, adoptée en avril après des années de tractations, mais les résultats n'ont pas été à la hauteur des changements de l'économie mondiale. Au conseil d'administration, la Belgique a toujours un poids de 50% supérieur au Brésil, et la France de 32% supérieur à la Chine...

M. Strauss-Kahn n'a pas semblé pressé samedi de s'engager dans un tel chantier, estimant que "dans le conseil d'administration, la force de l'expression de tel ou tel pays ne dépend pas que de ses droits de vote" et que "donner plus d'influence à des pays émergents ne passe pas uniquement par cette question".

"Je préférerais qu'on mette l'accent sur d'autres aspects qui reflètent l'importance d'un pays. Je citerai l'exemple de l'assistance technique. L'influence d'un pays dans le Fonds se juge aussi au nombre de chercheurs et de salariés qui viennent de ces pays", a-t-il expliqué.