blog militant de Brice Blazy

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Collectivités locales

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01Feb

Régionales - L’UMP boucle ses listes dans la douleur

Politique d’ouverture oblige, le parti présidentiel a dû faire de la place à ses alliés sur ses listes, au risque de mécontenter ses troupes. L’UMP a beau afficher son unité, c’est dans la douleur qu’elle a bouclé ses listes pour les régionales, lors d’un conseil national samedi à Paris. Seuls 60 % des 700 délégués présents les ont approuvées, un score médiocre qui reflète le mécontentement de certains cadres, contraints de céder des places aux alliés de l’UMP : Nouveau Centre, Progressistes, Parti radical, Gauche moderne, CPNT, MPF, ou Parti chrétien démocrate.

« En démocratie, 60 % c’est une large majorité », a positivé le patron du parti, Xavier Bertrand. De toute façon, « maintenant, tout le monde devra se plier aux décisions prises ! », a prévenu le Premier ministre François Fillon. Furieux, Thierry Lazaro, qui devait occuper la deuxième place sur la liste de la secrétaire d’Etat à l’Ecologie Valérie Létard (NC) dans le Nord-Pas-de-Calais, a, lui, préféré claquer la porte, en dénonçant une politique d’ouverture « déraisonnable ».

29Nov

Régionales : Sarkozy lance la campagne de l'UMP, ce sera une campagne nationale !

Devant le conseil national de son parti, le chef de l'Etat a appelé au courage et à défendre l'action au gouvernement. François Fillon, lui, a insisté sur la nécessité de l'unité. L'UMP a investi toutes ses têtes de listes.

Ce sera une bataille nationale et Nicolas Sarkozy en assumera le résultat. L'UMP a lancé samedi solennellement sa campagne pour les élections régionales de mars 2010. Devant le conseil national du parti de la majorité, les ténors ont défilé toute la journée à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), précédant Nicolas Sarkozy.

Le chef de l'Etat a en effet choisi de venir lui-même saluer militants et élus. Dans un discours aux accents de 2007, il a appelé ses troupes à défendre les réformes menées par le gouvernement, même les plus contestées. De la loi Hadopi sur le téléchargement illégal à la taxe carbone en passant par la baisse de TVA dans la restauration, Nicolas Sarkozy a exhorté militants et élus UMP à ne rien lâcher.

«Depuis deux ans et demi, tous les débats sans exception, c'est nous qui les portons», s'est enorgueilli le chef de l'Etat «Alors bien sûr, quand on est à la tête du navire et qu'il y a une vague un peu plus grosse que les autres, on est un peu mouillés», a-t-il admis. «Mais on pilote le navire».

Nicolas Sarkozy a également taclé PS et écologistes sur leurs critiques de son action. Il a ainsi accusé Martine Aubry de vouloir faire le jeu du FN en appelant à une régularisation massive des sans-papiers : «est ce que vous croyez que je n'ai pas compris la manoeuvre? De la même façon que le Parti socialiste dans les années 1980 a exploité le Front national pour gagner les élections, il s'agit à trois mois des élections régionales d'agiter le chiffon rouge», a expliqué le chef de l'Etat, pour qui «ce n'est pas une pratique qui honore ceux qui ont décidé de la prendre».

Autre attaque en règle, cette fois contre les écologistes : «Quand j'entends nos écologistes parfois dire qu'ils vont faire campagne sur le thème de la décroissance, est-ce qu'ils savent qu'il y a du chômage? est-ce qu'ils savent qu'il y a de la misère dans le monde? est-ce qu'ils savent qu'il y a près d'un milliard de gens qui ne mangent pas à leur faim et que la décroissance ça veut dire plus de misère pour tous ces gens-là?»

«Vous êtes une famille qui est à un niveau jamais égalé en France», a assuré le chef de l'Etat aux membres de l'UMP, alors que les sondages donnent une nette avance à la gauche pour le moment. «Vous allez partir à la rencontre des Français, c'est un privilège».

L'unité à tout prix

Avant le discours du chef de l'Etat, François Fillon et Xavier Bertrand avaient déjà évoqué cette stratégie d'union autour du bilan de la majorité. «Ne nous y trompons nous ne gagnerons pas les élections régionales en menant 22 campagnes, chacun dans son coin, chacun dans sa région», mais en assumant le «changement de la France depuis 2007», a expliqué le numéro un de l'UMP.

Pour le premier ministre, «la gauche va tenter d'instrumentaliser cette élection contre le président, le gouvernement et les réformes. Nous devons assumer notre bilan, nous devons assumer nos convictions, nous devons placer l'opposition devant la vacuité de ses propositions». Le premier ministre a averti : «Tout le monde devra se plier aux décisions prises (...) Il faudra mettre de côté les intérêts personnels et les sensibilités partisanes aussi légitimes soient-elles».

Le message, martelé par tous, est donc celui de l'unité derrière l'action et les réformes du chef de l'Etat et du gouvernement. Le slogan de l'UMP pour ces élections est le suivant : «La France change, ma région doit changer aussi».

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24Mar

Raymond Courderc remporte la primaire de l'UMP pour les Régionales en Languedoc-Roussillon, il sera l'adversaire de Georges Frêche

Le sénateur maire de Béziers Raymond Couderc arrive en tête des primaires organisées par l'UMP pour désigner la tête de liste du parti aux élections régionales de 2010.

Raymond Couderc l'emporte avec 35,4 % des voix, devançant de peu le Catalan Jean Castex, maire de Prades (33 %).

Suivent : Christian Jeanjean, maire de Palavas-les-Flots, 3e avec 21,5 % des voix, et Christophe Rivenq (10,5 %), directeur de cabinet du maire d'Alès Max Roustan. 22 000 militants s'étaient inscrits pour participer au vote, organisé sur internet depuis le début de la semaine. 53,8 % d'entre eux ont participé au vote.

Source: http://www.midilibre.com/articles/2009/03/22/20090322-Ump-regionales-Raymond-Courderc-remporte-la-primaire-de-l-UMP-Jeanjean-finit-troisieme.php5

08Mar

Réforme des collectivités locales : Nicolas Sarkozy choisit de temporiser

| 06.03.09 | 14h12

Le Grand Paris attendra, tandis que la réforme de l'organisation territoriale sera menée avec prudence. Face à la levée de boucliers, à droite et à gauche, suscitée par le rapport que lui a remis, jeudi 5 mars, l'ancien premier ministre Edouard Balladur sur les collectivités locales, le président de la République a décidé de prendre son temps.

Sur Paris, Nicolas Sarkozy attendra les propositions de Christian Blanc, secrétaire d'Etat du développement de la région capitale, et celles des architectes chargés de dessiner le Paris du XXIe siècle, pour se prononcer. "Pas de nouvelle gouvernance tant qu'il n'y a pas de projet", a confié jeudi le chef de l'Etat aux ténors de l'UMP, alors que M. Balladur propose de fusionner la capitale et les trois départements de la petite couronne pour former une entité de six millions d'habitants.

Sur les collectivités locales, M. Sarkozy a confié au premier ministre François Fillon la mission d'élaborer "d'ici l'été" un texte reprenant "en lien étroit avec le Parlement" les propositions Balladur. Le texte de loi sera débattu "à l'automne", veut croire M. Balladur dont le rapport s'intitule "Il est urgent de décider". "Je ne vais tout de même pas changer le titre de mon rapport une demi-heure après l'avoir rendu", a souri M. Balladur, jeudi, à l'Elysée.

"Quatre mois, c'est un bon délai pour approfondir le consensus", a plaidé M. Sarkozy. Il a invoqué le "conservatisme" des élus locaux et "les contraintes constitutionnelles (...) lourdes". Le président a annoncé parallèlement une réforme de la fiscalité locale pour compenser la suppression de la taxe professionnelle. M. Sarkozy se défend d'"immobilisme" : il a déclaré à des proches qu'il irait chercher les voix des parlementaires jusqu'à la dernière, comme pour la réforme de la Constitution adoptée à deux voix près en juillet 2008.

COLLÉGIALITÉ

Outre le Grand Paris, le chef de l'Etat a écarté une autre proposition phare du comité Balladur : l'élection au suffrage universel des conseillers intercommunaux, qui gèrent des agglomérations de communes. Cette élection directe "pose à mon sens beaucoup de questions", a expliqué M. Sarkozy. Pour lui, la commune reste "l'échelon de base de notre organisation et de notre démocratie locale". Il ne veut pas les affaiblir. M. Sarkozy a expliqué aux dirigeants de l'UMP que l'intercommunalité doit rester " collégiale et pas hiérarchique". Ce qui ne l'empêche pas de juger indispensable de voir émerger des "métropoles" - M. Balladur en a listé onze - pour "structurer la vie économique de notre pays".

M. Sarkozy a repris l'idée de "rapprocher les départements et les régions en les dotant des mêmes conseillers". Mais "le processus d'élection de ces futurs conseillers communs devrait faire l'objet de travaux complémentaires", a-t-il précisé. Cette réforme impliquerait la suppression du canton prônée par M. Balladur et il n'y a pas de majorité au Parlement sur ce point.

M. Sarkozy s'est dit favorable à la suppression de la clause générale de compétence pour les départements et les régions, qui leur permet d'intervenir dans tous les domaines. C'est la "seule manière de mettre fin aux financements croisés et à l'enchevêtrement des interventions" de la puissance publique. Il a rappelé que les fusions de régions ou de départements se feraient "sur une base volontaire", alors que la proposition de M. Balladur de passer de vingt-deux à une quinzaine de régions a mis le feu aux poudres dans les petites régions. "A quoi sert-il de vous informer si vous n'en tenez aucun compte ?", a demandé, faux candide, M. Balladur à la presse.