blog militant de Brice Blazy

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03Jan 2009

L'intégralité de l'allocution présidentielle, les voeux du Président de la république

Mes chers compatriotes,

L'année 2008 s'achève. Elle a été rude.

C'est la raison pour laquelle je veux penser d'abord à ceux que la vie a durement éprouvés, à ceux qui ont perdu leur emploi sans y être pour quoi que ce soit, à ceux qui sont victimes d'injustice, à ceux qui doivent affronter l'absence d'un être cher.

Je veux penser à nos soldats qui en ce moment même risquent leur vie pour notre sécurité et pour la paix. Je veux penser à leurs familles qui vivent douloureusement cette séparation. Et plus encore à ceux qui pleurent un fils, un mari, un fiancé, un père.

Pour tous les Français, cette année a été difficile. La crise économique et financière mondiale est venue ajouter son lot de peines et de souffrances. Chacun d'entre vous en subit les conséquences.

Face à cette crise je mesure la responsabilité qui est la mienne. Cette responsabilité je l'assumerai pour que tous ceux qui en ont besoin soient protégés par l'Etat et que notre pays sorte plus fort de cette épreuve.

Depuis que les difficultés sont apparues je vous ai toujours dit la vérité et j'ai agi. C'était mon devoir.

Le pire aurait été que, dans cette situation, chaque pays décide sans se préoccuper des autres. Les initiatives que j'ai prises au nom de la présidence française de l'Union européenne pour coordonner l'action de tous les Européens et pour réunir les chefs d'État des vingt plus grandes puissances mondiales à Washington, ont permis d'éviter que le monde s'engage sur la pente du chacun pour soi qui aurait été fatale. De même, l'immobilisme serait une faute.

J'ai promis que les mêmes causes ne produiraient plus les mêmes effets. La France a exigé des changements pour moraliser le capitalisme, promouvoir l'entrepreneur sur le spéculateur, sanctionner les excès inacceptables qui vous ont scandalisés à juste titre, pour redonner à la dimension humaine toute sa place dans l'économie. Nous obtiendrons des résultats lors du prochain sommet de Londres le 2 avril.

Dans une période de crise comme le monde n'en avait pas connu depuis bien longtemps, j'ai essayé de changer l'Europe. Depuis toujours j'ai la conviction que l'Europe ne doit pas subir mais agir et protéger. Avec la réponse commune à la crise financière, la résolution de la crise géorgienne, la création de l'Union pour la Méditerranée, l'accord sur le climat et l'énergie, la preuve est faite désormais que c'est possible. Ce n'était qu'un premier pas. Il faut continuer car je reste persuadé que le monde a besoin d'une Europe forte, indépendante, imaginative.

Les difficultés qui nous attendent en 2009 seront grandes. J'en suis pleinement conscient. Je suis plus décidé que jamais à y faire face, avec le souci de la justice, avec l'obsession d'obtenir des résultats. Après avoir préservé les économies de chacun grâce au plan de sauvetage des banques, ce sont les emplois de tous qu'il faut désormais sauver. Le plan de relance massif de l'investissement de 26 milliards d'euros qui a été décidé y contribuera. C'est un effort considérable. Des mesures ont été arrêtées pour sauver notre industrie automobile, en contrepartie de l'engagement des constructeurs de ne plus délocaliser leur production. D'autres initiatives seront prises avec le fonds souverain dont nous nous sommes dotés pour préserver notre tissu industriel.

Nous serons pragmatiques, attentifs, réactifs et s'il faut faire davantage, nous le ferons mais en gardant notre sang froid.

Les difficultés, mes chers compatriotes, nous avons les moyens de les affronter.

A condition d'être solidaires les uns des autres. Je ne laisserai pas les plus fragiles se débattre seuls dans les pires difficultés. Dans l'épreuve, la solidarité doit jouer sans que le travail soit découragé. C'est pourquoi j'ai voulu que soit créé le RSA, qui s'appliquera pour la 1ère fois en 2009. Désormais, chaque Français qui reprendra un travail sera encouragé, valorisé, récompensé.

Pour nous en sortir chacun devra faire des efforts. Car de cette crise va naître un monde nouveau auquel nous devons nous préparer en travaillant plus, en investissant davantage, en poursuivant les réformes qu'il n'est pas question d'arrêter car elles sont vitales pour notre avenir.

Durant l'année 2009, nous réformerons l'hôpital dont les personnels sont admirables de dévouement et de compétences, la formation professionnelle indispensable pour que chacun ait la chance d'un emploi, notre organisation territoriale que tant de conservatismes ont rendu inextricables, la recherche qui conditionne notre compétitivité.

Je pense aussi à la réforme du lycée qui est nécessaire pour éviter l'échec de tant de nos enfants dans l'enseignement supérieur et l'injustice qui fait que tant de fils et de filles, de familles modestes n'ont pas les mêmes chances que les autres. J'ai demandé que soit pris le temps de la concertation, parce que prendre le temps de réfléchir ensemble, ce n'est pas perdre du temps pour la réforme. C'est en gagner.

Je pense enfin à la réforme de notre procédure pénale si importante pour mieux protéger nos libertés individuelles, dont la nécessité s'est faite jour plusieurs fois de façon criante durant l'année écoulée.

Mes chers compatriotes, toutes ces réformes, je les mènerai avec le Premier ministre François Fillon et le gouvernement, non par esprit de système mais parce qu'elles sont la condition qui permettra à la France de se faire une place dans ce nouveau monde qui se construit. Ainsi, nous deviendrons plus compétitifs, plus innovants. Et en même temps, nous préserverons les valeurs qui font notre spécificité : le travail, l'effort, le mérite, la laïcité et la solidarité, sans laquelle aucun effort n'est acceptable.

Enfin, la France continuera d'agir en Afrique, en Asie, et bien sûr au Moyen Orient où je me rendrai dès lundi parce que c'est la vocation de la France de chercher partout les chemins de la paix, comme c'est dans sa vocation d'agir pour les droits de l'homme.

Mes chers Compatriotes,

La crise nous oblige à changer plus vite et plus profondément. La crise est une épreuve. Elle est aussi un défi. Ce défi là, je veux le relever avec vous. Vous pouvez compter sur moi.

Nous avons des atouts considérables. Il y a dans le peuple français quand il est rassemblé assez d'énergie, d'intelligence et de courage pour que nous ayons ensemble confiance dans l'avenir.

Nous allons sortir renforcés de cette crise.

Du fond du cœur je présente à chacun d'entre vous mes meilleurs vœux pour 2009.

Vive la République, Et vive la France.

03Jan 2009

L'UMP s'apprête à faire peau neuve afin d'être en ordre de bataille pour 2012

LE MONDE | 02.01.09 | 10h23 • Mis à jour le 02.01.09 | 17h44

out remettre à plat. Après un an et demi de transition et de tâtonnements, Nicolas Sarkozy s'apprête à modifier de fond en comble l'UMP; son organigramme, son fonctionnement et sa stratégie. Le parti majoritaire, dont il reste le seul patron, doit être remis en ordre de bataille, redevenir une arme de conquête pour l'échéance présidentielle de 2012. C'est l'un des chantiers prioritaires de l'Elysée en ce début d'année.



Le 24 janvier, le chef de l'Etat officialisera en personne le remaniement complet du parti en participant à son conseil national, qui doit acter le renouvellement des instances. Un objectif majeur a guidé cette réorganisation : M. Sarkozy veut placer ou replacer tous les acteurs de la majorité au centre du parti majoritaire. Ne laisser aucun protagoniste en dehors du jeu, pour mieux contrôler chacun.

La configuration du secrétariat général, instance de gestion et d'animation du parti, attend encore d'ultimes arbitrages. Aux côtés de Xavier Bertrand, qui entrera officiellement dans ses fonctions à sa sortie du gouvernement, quatre ou cinq secrétaires adjoints seront nommés : le secrétaire d'Etat à la prospective, Eric Besson, Frédéric Lefebvre, jusqu'alors porte-parole du parti, Nathalie Kosciusko-Morizet qui occupait déjà la fonction, et/ou la secrétaire d'Etat à la famille, Nadine Morano.

Le nom de Jean-François Copé est évoqué pour parfaire le casting. Le chef de l'Etat veut reprendre la main sur le groupe UMP de l'Assemblée nationale. A ses yeux, les parlementaires ont manifesté trop d'indépendance lors de l'examen des textes sur le travail dominical et sur l'audiovisuel public. En vacances à Singapour, le député de Seine-et-Marne nous a indiqué qu'aucune proposition ne lui avait été faite.

Son éventuelle nomination à l'UMP lui permettrait de reprendre un pied dans le parti, de ne pas laisser cette arme à son rival Xavier Bertrand, mais elle réduirait ses marges de manœuvre, alors que l'entrée en vigueur de la révision constitutionnelle va accorder plus de pouvoirs au Parlement.



L'ENTRÉE D'ERIC BESSON, SYMBOLE FORT

M. Copé, qui avait été écarté du gouvernement en 2007 pour avoir affiché prématurément son ambition présidentielle, a jusqu'à présent revendiqué son indépendance. "Je n'entrerai pour rien au monde au gouvernement. Au groupe, je me suis reconstruit à un poste ou on est élu et non pas nommé", expliquait-il encore peu avant Noël. L'UMP ? Il avait fait une croix dessus, s'appliquant à développer son propre réseau, à travers ses clubs "génération.fr".

L'entrée d'Eric Besson au secrétariat général de l'UMP sera un autre symbole fort. L'ancien socialiste, qui avait rejoint M. Sarkozy entre les deux tours de l'élection présidentielle de 2007, incarnera l'ouverture souhaitée par le chef de l'Etat.

Depuis plusieurs semaines, M. Sarkozy s'est appliqué à préparer les militants à cette révolution culturelle. Il s'est livré à cet exercice à l'occasion notamment de ses meetings secrets et à huis clos qu'il a organisés, à l'heure du déjeuner, à chacun de ses déplacements en France. Le chef de l'Etat n'ignore pas que la base de l'UMP a peu goûté, en 2007, l'air de l'ouverture au gouvernement.

Devant les militants, il a insisté sur la nécessité de "faire bouger les lignes" pour rester un mouvement fort, capable d'attirer de nouveaux publics. "Je suis devenu le DRH des socialistes", a-t-il ironisé à Meaux, le 28 novembre.Le chef de l'Etat veut profiter de l'affaiblissement du PS et du centre pour élargir le périmètre de l'UMP. Il a trouvé auprès de M. Besson, toujours dans la rancœur envers son ancien parti, un candidat idéal à la transgression. L'ancien économiste du PS devrait parallèlement s'élever dans la hiérarchie du gouvernement en remplaçant Brice Hortefeux au ministère de l'immigration et de l'identité nationale. Une fonction vivement contestée par la gauche lors de sa création.

M. Lefebvre serait, quant à lui, remercié pour son activisme. Depuis un an et demi, le député s'est montré le plus zélé pour défendre le bilan de M. Sarkozy, accompagner son action en organisant des débats, comme "les ateliers du changement", et polémiquer avec l'opposition sur les plateaux de télévision et de radio. Mme Morano, ancienne porte-parole de l'UMP qui avait fait part de son souhait d'être plus active dans l'appareil, serait, elle, récompensée pour sa fidélité.

Les autres ajustements sont attendus au conseil national, le "parlement du parti", où M. Hortefeux sera numéro un ou deux selon la volonté de M. Sarkozy de ne point froisser Jean-Pierre Raffarin, l'actuel vice-président du conseil. Jean-Louis Borloo, président du Parti radical, devrait lui aussi rejoindre cette instance.

D'autres modifications sont en cours de négociation. La fonction de porte-parole, que se partageaient Frédéric Lefebvre, Chantal Brunel et Dominique Paillé, pourrait être supprimée en étant confiée à M. Bertrand. Jérôme Peyrat, conseiller à l'Elysée, quittera sa fonction de directeur général de l'UMP. Il sera remplacé par Eric Cesari, ancien directeur de cabinet de Patrick Devedjian, un Corse issu du clan Pasqua. Le nombre de secrétaires nationaux sera réduit et leurs délégations modifiées.

Grâce à ce mécano, M. Sarkozy espère neutraliser les ambitions personnelles tout en redynamisant le parti. Pour le chef de l'Etat, rien ne vaut le règne par la division.

08Dec 2008

Le plan de relance économique de Nicolas Sarkozy, en bref

«Très ambitieux », le programme de soutien à l’économie pèsera 26 milliards d’euros, soit 1,3 % du PIB. Le plan devrait contribuer à la croissance à hauteur de 0,6 point. Malgré certaines mesures qui n’alourdiront pas les comptes publics, il creusera un peu plus le déficit de la France, proche des 4 % en 2009. Pour « suivre l’exécution » du plan, un ministre sera désigné par Nicolas Sarkozy. Investissement État et entreprises publiques renforcent leurs capacités

En grand pourvoyeur de fonds, l’État va « accélérer les investissements publics programmés pour les années à venir » et relancer des projets qui « dormaient dans les ministères », a annoncé jeudi 4 décembre le président Nicolas Sarkozy. Il vise des domaines qualifiés de « stratégiques » : infrastructures et équipements, enseignement supérieur et recherche, patrimoine de l’État. Cet effort d’investissement sera soutenu par les entreprises publiques dans des secteurs tels que les télécoms, les réseaux ferroviaires ou la poste. Elles engageront aussi la somme de 4 milliards d’euros. Le président a annoncé la construction de quatre lignes de TGV « en parallèle », entre 2010 et 2014. « La période où le TGV n’arrive toujours pas à Strasbourg est révolue », a-t-il déclaré.

Enfin, la contribution des collectivités locales à l’investissement public sera encouragée par le versement anticipé du fonds de compensation de la TVA (FCTVA), soit un total de 2,5 milliards d’euros. « Chaque centime d’euro remboursé en avance » devra être utilisé pour relancer l’investissement, a prévenu Nicolas Sarkozy. Ces mesures représentent au total « 10,5 milliards d’euros pour la compétitivité de la France ». Entreprises Trésorerie, emploi, crédit

Au total, près de 11,5 milliards d’euros viendront renflouer la trésorerie des entreprises. Le remboursement de la TVA ou du crédit impôt recherche (CIR) sera accéléré. Habituellement, le remboursement du CIR se fait avec un décalage de trois ans. Le plan de relance prévoit un remboursement intégral du CIR début 2009, soit le versement de 3,8 milliards d’euros. Par ailleurs, le plan PME doté de 22 milliards d’euros va être renforcé par l’octroi d’un prêt supplémentaire de 4 milliards d’euros mis à la disposition d’Oséo. Enfin, pour encourager l’embauche dans les structures de moins de 10 salariés, Nicolas Sarkozy s’est engagé à les exonérer de la totalité des charges patronales en 2009, pour un emploi payé jusqu’à 1,6 fois le smic. « Tout sera fait pour favoriser le travail dans notre pays », a soutenu le président. Une enveloppe de 500 millions d’euros sera par ailleurs mise au service des politiques actives de l’emploi, notamment afin de revaloriser l’indemnisation du chômage partiel. Nicolas Sarkozy préfère parler d’« activité partielle », qu’il faut encourager pour éviter les plans sociaux. Automobile Renforcer la compétitivité du secteur français

« Le secteur emploie 10 % de la population active, directement ou indirectement », a affirmé Nicolas Sarkozy. Confrontée à « des difficultés considérables », la filière va être aidée de deux façons. Il s’agit d’abord « d’écouler les stocks pour que la production puisse reprendre ». Le plan de relance prévoit la mise en place d’une prime à la casse de 1 000 €, visant à encourager le remplacement des véhicules vieux de plus de dix ans par une voiture neuve consommant moins de 160 grammes de CO². Cette prime est étendue aux véhicules utilitaires légers neufs (VUL).

Pour soutenir durablement la filière et renforcer la compétitivité des sous-traitants, le gouvernement propose aussi la mise en place d’un fonds d’investissement doté de 300 millions d’euros, notamment alimenté par les grands constructeurs Renault et PSA. Récemment créé pour protéger les secteurs clés des « prédateurs », le fonds stratégique y contribuera à hauteur de 100 millions d’euros.

Enfin, l’État s’engage à émettre une ligne de refinancement d’un milliard d’euros pour débloquer le crédit automobile. « La seule signature qui compte aujourd’hui est celle de l’État », a déclaré le président. Logement Encourager la construction et la rénovation

Le plan prévoit la construction de 100 000 logements supplémentaires en deux ans, dont 30 000 logements sociaux. Pour faciliter l’accès à la propriété des primo-accédants, le montant du prêt à taux zéro (PTZ), accordé sous condition de ressources, va être doublé. L’État accorde aussi 200 millions d’euros supplémentaires au programme de rénovation des banlieues (Anru) pour l’accélérer. Un fonds « exceptionnel » doté de la même somme aura pour but de « lutter contre l’habitat indigne et les dépenses d’énergie » et soutenir les ménages modestes dans leurs travaux de rénovation. Ménages Aider les plus modestes

Une prime de 200 € sera versée en avril 2009 aux futurs bénéficiaires du revenu de solidarité active (RSA). Leur nombre est estimé à 3,8 millions de ménages. Remplaçant le revenu minimum d’insertion et destiné à encourager le retour à l’emploi, le RSA ne sera pas mis en place avant juin 2009.

08Dec 2008

Pour la nomination de Xavier Bertrand, nous avions vu juste ; félicitations Xavier !

Pour que Xavier Bertrand prenne la direction de l'UMP

http://www.facebook.com/groups.php?ref=sb#/group.php?gid=48919296583

Informations générales Type: Organismes - Clubs et associations Description: Groupe de soutien à Xavier Bertrand pour qu'il prenne la direction de l'UMP et en devienne le secrétaire général

Coordonnées Adresse électronique : blazyb@wanadoo.fr Bureau: Brice Blazy Adresse: Montpellier, France

48 membres.

16Nov 2008

Les principaux points du "plan d'action" du G-20

Voici les principaux points du "plan d'action" contre la crise financière, adopté par les dirigeants du G-20 réunis en sommet samedi à Washington. AP | 16.11.2008 | 16:00

RACINES DE LA CRISE

Les dirigeants du G-20 estiment que la pire crise économique et financière depuis la Grande Dépression dans les années 1930 trouve ses racines dans une sous-évaluation du risque par les investisseurs. Les bons résultats de l'économie mondiale leur ont donné un sentiment de sécurité trompeur.

La déclaration finale des Vingt ne mentionne pas ce que beaucoup considèrent comme l'épicentre de la crise: l'effondrement du système immobilier américain reposant sur le "subprime", le crédit hypothécaire à haut risque qui a permis à des foyers insolvables de s'endetter. La transformation de ces créances douteuses en titres financiers qui se sont dissous dans des marchés trop opaques a abouti à la déstabilisation du système américain puis mondial.

ACTIONS VISANT A STABILISER LES BANQUES ET RELANCER LA CROISSANCE

Les gouvernements et les banques centrales ont débloqué des milliards d'euros ces derniers mois pour tenter de stabiliser le système financier international.

Les dirigeants du G-20 s'engagent à "prendre toutes les mesures supplémentaires nécessaires", c'est-à-dire à injecter autant de liquidités qu'il faudra pour desserrer le marché du crédit. Ils s'engagent à poursuivre les efforts de stimulation de la consommation. L'administration américaine s'est opposée à des engagements plus précis, étant donné le prix qu'elle a déjà payé pour redresser la situation, avec un déficit budgétaire qui pourrait bien atteindre les 1.000 milliards de dollars (793,7 milliards d'euros) pour 2008.

UNE MEILLEURE REGULATION

Les dirigeants du G-20 mettront en place d'ici au 31 mars 2009 un "collège de superviseurs" comprenant tous les principaux régulateurs de la finance dans le monde. Il se réunira de façon régulière pour discuter de l'état des plus grandes banques mondiales opérant dans de nombreux pays et évaluer la sécurité financière de ces institutions.

Les Vingt s'engagent aussi à mieux réguler les produits financiers dérivés des crédits, et notamment des "credit default swaps" (CDS), des contrats d'assurance entre banques et entreprises contre le risque de défaut d'un tiers, qui ont contribué à l'effondrement du marché en devenant des instruments de pure spéculation.

FORUM SUR LA STABILITE FINANCIERE

Les dirigeants du G-20 s'engagent à agir rapidement pour élargir notamment aux puissances économiques émergentes la composition du Forum sur la stabilité financière qui rassemble des représentants des gouvernements, des banques centrales et des agences de régulation de différents pays pour chercher des moyens d'améliorer la régulation financière. Ce groupe peu connu a été créé à la suite de la crise de change asiatique de 1997-98.

REFORME DU FMI

Le G-20 prescrit une "réforme complète" du Fonds monétaire international (FMI, 185 pays membres) et de la Banque mondiale, afin de donner davantage de poids dans les décisions aux pays en développement. Des pays comme la Chine reprochent aux institutions jumelles de se faire trop souvent la voix des Etats-Unis et de l'Europe.

Le FMI, sorte de pompier ou de gendarme, selon les cas, des finances internationales, verra son mandat élargi pour mieux superviser les opérations économiques nationales et ainsi servir de système d'alerte précoce à la crise quand un pays dérive. Les Vingt s'engagent à veiller à ce que le FMI et la Banque mondiale disposent des ressources financières suffisantes pour aider les pays les plus pauvres à affronter la crise.

COMMERCE

Soucieux d'éviter que la crise financière actuelle ne déclenche des réflexes de protectionnisme qui ont fortement contribué à l'apparition de la Grande Dépression les années 1930, les dirigeants du G-20 s'engagent à ne pas élever de nouvelles barrières douanières pendant les 12 prochains mois. Ils s'engagent en outre à tenter de trouver un accord dans l'année sur les modalités permettant de conclure le cycle de Doha sur les échanges commerciaux au sein de l'Organisation mondiale du commerce (OMC). Mais avant même la crise actuelle, les négociations se trouvaient dans l'impasse en raison des divergences entre pays riches et pauvres.

PROCHAINE REUNION

Les dirigeants du G-20 s'engagent à se réunir à nouveau d'ici au 30 avril 2009 et donnent à leurs ministres de l'Economie et des Finances une feuille de route pour préparer cette rencontre. En ce qui concerne les Etats-Unis, où Barack Obama succédera à George W. Bush à la présidence le 20 janvier 2009, des responsables de l'administration Bush ont déclaré qu'ils étaient en contact constant avec l'équipe de transition Obama.

Le G-20 regroupe le G-8 (Etats-Unis, Canada, Japon, Russie, Grande-Bretagne, France, Allemagne, Italie), l'Afrique du Sud, l'Arabie Saoudite, l'Argentine, l'Australie, le Brésil, la Chine, la Corée du Sud, l'Inde, l'Indonésie, le Mexique et la Turquie. Siègent par ailleurs au G-20 les dirigeants du FMI, de la Banque mondiale et de la Banque centrale européenne. L'Espagne et les Pays-Bas étaient invités à Washington. AP

16Nov 2008

Le FMI obtient du G20 un rôle accru, mais devra encore se réformer

WASHINGTON (AFP) — Le Fonds monétaire international a obtenu à l'issue du sommet du G20 un rôle accru dans la surveillance de la finance mondiale, mais devra se lancer dans une nouvelle réforme pour faire plus de place aux pays émergents au sein de ses structures de direction.

Dans le diagnostic qu'il effectue régulièrement sur ses pays membres, le FMI devra "accorder plus d'attention à leur secteur financier" et intégrer ses conclusions "aux programmes d'évaluation" qu'il effectue avec la Banque mondiale, a affirmé samedi le groupe des grands pays industriels et émergents.

"De cette manière, le rôle de conseil du FMI en matière de politique macro-financière serait renforcé", a-t-il souligné dans son communiqué final.

Le FMI mène depuis 1999, conjointement avec la Banque mondiale, des "programmes d'évaluation du secteur financier" (FSAP).

C'est cet outil que le G20 souhaite renforcer: un document technique, d'expertise financière, qui identifie les fragilités des systèmes financiers nationaux et de leur régulation, avant l'apparition des crises.

"Le FMI est probablement une institution unique pour sa capacité à donner l'alarme en amont. Les alarmes en amont sont absolument nécessaires pour éviter les crises", a plaidé le directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn, lors d'une conférence de presse tenue à l'issue du sommet.

Mais la parution des FSAP est irrégulière jusqu'ici. Et cet outil n'a pas servi dans la prévention de la crise actuelle, pour la simple et bonne raison que les Etats-Unis ont toujours refusé de s'y soumettre.

"Même dans les grands pays, nous ne faisons pas de FSAP partout. Et cela pourrait surprendre certains d'entre vous d'apprendre que parmi les pays du G20, nous n'avons réalisé que treize FSAP", a expliqué M. Strauss-Kahn.

"Certains membres du G20 défendaient même l'idée d'avoir des FSAP obligatoires. Nous n'en sommes pas là: ce n'est pas obligatoire, nous devons avoir l'accord du pays. Mais c'est une certitude, le nombre d'accords va augmenter grâce à cet appel du G20" à s'y soumettre, a-t-il poursuivi.

Le FMI a été appelé parallèlement à améliorer sa représentativité, alors même qu'il sort à peine d'une longue et tortueuse réforme de ses quotas.

"La représentation et la participation des économies émergentes et en développement dans (le FMI et la Banque mondiale) doivent être accrues", selon le communiqué du G20.

Le président américain George W. Bush a noté que la représentation des différents pays au FMI était "basée sur l'ordre économique" existant lors de sa création en 1944 et que l'institution devait "examiner l'extension du pouvoir de vote et de la représentation des pays en développement".

Le FMI a déjà mené une telle réforme, adoptée en avril après des années de tractations, mais les résultats n'ont pas été à la hauteur des changements de l'économie mondiale. Au conseil d'administration, la Belgique a toujours un poids de 50% supérieur au Brésil, et la France de 32% supérieur à la Chine...

M. Strauss-Kahn n'a pas semblé pressé samedi de s'engager dans un tel chantier, estimant que "dans le conseil d'administration, la force de l'expression de tel ou tel pays ne dépend pas que de ses droits de vote" et que "donner plus d'influence à des pays émergents ne passe pas uniquement par cette question".

"Je préférerais qu'on mette l'accent sur d'autres aspects qui reflètent l'importance d'un pays. Je citerai l'exemple de l'assistance technique. L'influence d'un pays dans le Fonds se juge aussi au nombre de chercheurs et de salariés qui viennent de ces pays", a-t-il expliqué.

16Nov 2008

Un projet de loi concernant le non cumul des mandats : voilà quelquechose d'attendu par les citoyens

Limiter le cumul des mandats: Alain Marleix, secrétaire d'Etat aux Collectivités territoriales, prépare un projet de loi qui complique le cumul des mandats. A l'avenir, il ne sera plus possible d'être en même temps député, maire et président d'une communauté d'agglomération. C'est en tout cas la volonté d'Alain Marleix, secrétaire d'Etat aux Collectivités territoriales, qui prépare un projet de loi durcissant les règles de cumul des mandats, en y introduisant la présidence d'une intercommunalité. Une disposition qui, si elle était adoptée, ferait quelques victimes spectaculaires parmi les parlementaires : à gauche, Gérard Collomb (Lyon), Jean-Marc Ayrault (Nantes), Manuel Valls (Evry) ou Pierre Cohen (Toulouse) ; mais aussi à droite, avec Jean-François Copé (Meaux), Christian Estrosi (Nice) ou encore Serge Dassault (Corbeil-Essonnes).

25Oct 2008

crise financière et crise morale

Cela fait de nombreuses années que le bon sens populaire à travers toutes les campagnes électorales s’exprimait sur la situation de la France et de l’économie. Les remarques et les réflexions allaient bien au delà de nos propres frontières et nombreux se sont exprimés indiquant que tout cela ne pourrait pas durer. Les anciens avaient l’impression que la terre s’était mise à tourner à l’envers, les spéculations immobilières et les spéculations financières avaient atteint de tels niveaux que la croissance de cette économie « financière » dépassait de beaucoup les revenus du travail.

Ces éléments remettaient en cause les fondements même de notre société, la valeur travail a été petit à petit fortement dégradée. A tel point que dans certains cas vivre en marge permettait de vivre mieux qu’en travaillant dans le cadre du revenu minimum légal.

Cette escalade encouragée par les cadres dirigeants des groupes détenus par les fonds de pensions et les directions financières a entrainé un pilotage financier au détriment des services et des gestions des ressources humaines. Chacun ressentant à son niveau une dégradation des services et une augmentation des tarifs des grand opérateurs des marchés y compris dans les grandes surfaces et les délégations de services publics.

Les fondamentaux économiques et humains ont été délaissés au profit d’une gestion purement financière dans l’intérêt de quelques uns. Cette logique a entrainé une recherche toujours plus importante des profits à tel point que l’économie réelle a subit des dégâts de par ces pratiques. Cela au point qu’aujourd’hui cette démarche poussée à son paroxysme a explosée.

La morale de l’histoire c’est que ce sont les petits qui en se portant caution à travers l’état vont sauver le système financier en lui permettant de se refinancer

Nous simples citoyens méprisés des grands groupes, des grandes banques allons chacun à son niveau permettre par le biais de l’état de sauver l’ensemble des systèmes financiers mondiaux

Nous revenons donc aux basiques, aux principes de base de l’épargne des petites gens qui ont géré au plus juste leur budget sans extravagances.

La somme de ces petits efforts imperceptible dans le bouillonnement du monde financier en effervescence devient on ne peut plus important. Quelle ironie ! La mousse des vagues retombe, la mer se retire et reste l’essentiel.

Cette crise financière c’est aussi le reflet d’une immense crise morale de notre société et de nos élites

Que chacun revienne aux fondamentaux sans quoi les efforts collectifs seront détruits par quelques uns se croyant plus fort et malins que les autres en se permettant des agissements mettant en péril notre collectif.

Peut-être un tournant pour se remettre en question et revenir aux basiques moraux dont notre société a besoin cela autant dans le domaine économique que politique. Les parachutes dorés des grands capitaines d’industries, les avantages financiers des élus en cas de perte de leurs fonctions sont des situations que chacun juge aujourd’hui décalée avec la réalité de la vie des citoyens.

Au même titre que certains élus ont renoncés à des indemnités de la banque Dexia, il serait bon que les élus locaux prennent des dispositions personnelles en s’engageant dans une voie responsable et montrent rapidement l’exemple.

Un exemple qui tendrait à montrer leur détermination à réduire le nombre de structures publiques dans le cadre des projets gouvernementaux pour un objectif d’économie et d’efficacité. Un exemple concernant leurs propres rémunérations et avantages afin de se solidariser à la situation vécue actuellement par les citoyens. Surtout s’ils ont engagés leurs concitoyens dans des produits financiers toxiques, et des dettes à long terme. Il serait normal à eux aussi de tirer les conséquences de leurs actes et d’assumer la situation qu’ils auront engendrés.

01Oct 2008

Copé évoque la «fusion entre les départements et les régions»

Le patron des députés UMP, Jean-François Copé, a évoqué aujourd’hui, dans le cadre de la réforme des collectivités qu’il entend promouvoir, la piste d’une «seule entité» territoriale venant remplacer les actuels départements et régions.

«Parmi les pistes, il y en a une qui pourrait être intéressante à creuser, c’est celle qui consiste à imaginer qu’on ait une seule collectivité et que celle-ci soit composée d’élus ayant une assise territoriale, un peu sur la base des conseils généraux (actuels), mais avec des cantons dont la circonscription serait plus grande», a-t-il déclaré devant l’Association des journalistes parlementaires.

«L’idée, c’est qu’il y ait moins d’élus et, du coup, moins de fonctionnaires peut-être aussi», a-t-il ajouté. «Au lieu d’avoir deux échelons superposés qui ne se parlent jamais entre eux et qui rendent les maires et les Français fous parce qu’on n’y comprend plus rien et qu’on ne sait jamais à quelle porte frapper, on aurait désormais une entité territoriale visible, lisible, compréhensible, avec des compétences qui soient claires pour tout de le monde», a-t-il souligné.

Solutions au plus tard début 2009

Jean-François Copé a réaffirmé que les députés et sénateurs UMP donneraient «le coup d’envoi» de cette réforme sur «le regroupement des départements et des régions», qui «correspond à une attente de l’opinion publique», lors de leurs journées parlementaires jeudi et vendredi à Antibes.

«Dans la foulée, nous allons créer un groupe de travail qui comprendra des élus - députés et sénateurs - UMP mais aussi du Nouveau Centre. Je souhaite que soient désignées des personnalités qui veuillent bien participer à l’animation de ce groupe», a-t-il précisé. «L’idée est de proposer quelque chose d’assez proche de ce que nous avons fait avec l’audiovisuel public. La méthode a été assez efficace puisqu’elle consistait, au sein de ce groupe de travail, à créer des ateliers sur différentes thématiques», a ajouté le patron des députés UMP, qui avait présidé la commission sur l’audiovisuel public mise en place par Nicolas Sarkozy.

Quel timing? «Ce serait bien que nous puissions proposer nos solutions avant la fin de l’année ou au plus tard début 2009», a-t-il dit. «Si nous opérons un processus de fusion entre les départements et les régions, d’abord il faudra poser la question du calendrier électoral pour les régionales qui devraient être décalées d’un an», à 2011, a-t-il réaffirmé, soulignant aussi que devra être posée la question «du mode de scrutin».

Source AFP

01Oct 2008

L'UMP fait bloc derrière Nicolas Sarkozy face à la crise

Les journées parlementaires du parti majoritaire s'ouvrent aujourd'hui à Antibes.



«Pas de petites phrases» sur l'analyse de la crise financière mondiale, a demandé mardi Jean-François Copé à ses troupes. Le patron des députés UMP ne veut pas que les journées parlementaires du parti majoritaire, qui s'ouvrent aujourd'hui à Antibes (Alpes-Maritimes), soient le théâtre d'un affrontement au sein de l'UMP, entre les libéraux et les partisans de l'intervention de l'État pour sauver les établissements financiers.

«Le gouvernement est aux manettes, c'est sa responsabilité. Cela demande plus que jamais de la mesure dans l'intervention de l'État», met en garde le libéral Hervé Mariton, qui «approuve» le sauvetage de la banque franco-belge Dexia, mais qui ne veut pas «qu'on (lui) donne des leçons d'économie sur le rôle de l'État». Le secrétaire général de l'UMP, Patrick Devedjian, rétorque que «toute l'histoire économique, depuis la crise de 1929, montre qu'il faut rajouter de la liquidité pour empêcher des entreprises financières de déposer leur bilan». «Même les Américains nationalisent !» s'exclame le député des Hauts-de-Seine.

Les répercussions de la crise vont sans aucun doute «vampiriser» ces journées parlementaires, selon la formule de Jérôme Chartier, qui considère que le contexte économique va «resserrer fortement les liens» entre les parlementaires UMP. Le premier ministre, François Fillon, qui assistera ce soir à une «réunion militante» à Nice, et qui prononcera demain le discours de clôture de ces journées, aura l'occasion de s'exprimer longuement sur cette crise et sur la nécessité, selon lui, d'en appeler à «l'unité nationale». Un appel qu'il a renouvelé mardi soir devant les élus du Nouveau Centre.

«On sait que la crise est très grave, que le capitaine tient bon la barre. L'unité qui règne dans la majorité est essentiellement liée à la confiance en Nicolas Sarkozy», insiste Frédéric Lefebvre, l'un des fidèles du chef de l'État. «À Toulon, Nicolas Sarkozy est parvenu à rassurer les Français sur l'avenir de leur épargne. Nous avons un devoir d'unité», explique encore Henri Plagnol.

«Les impacts de la crise sont gérés avec beaucoup de sang-froid par le chef de l'État et le premier ministre. Il ne faut surtout pas que la majorité soit divisée», enchérit Bruno Le Maire. L'ancien directeur de cabinet de Dominique de Villepin a d'ailleurs mis une sourdine à ses critiques sur l'inclusion de la taxe RSA dans le bouclier fiscal. Un combat que mènera en revanche «jusqu'au bout» Daniel Garrigue, qui demande que les bénéficiaires du bouclier fiscal participent au financement de la taxe RSA.

«Anxiogène»

Des critiques sur le budget 2009, qui «risque d'être l'erreur majeure du quinquennat», selon Lionnel Luca, «un militant de l'austérité nécessaire», sont très isolées. Des divergences, comme celle qui divise départementalises et régionalistes, devraient de même être reléguées au second plan, tant l'ampleur de la crise est «anxiogène», estime Jérôme Chartier.

Certains, à l'instar du villepiniste François Goulard, n'iront pas à Antibes au motif que ces journées parlementaires «n'ont pas d'intérêt dans la situation actuelle». Proche de Fillon, Michel Bouvard croit au contraire que «dans une situation de crise, l'institution parlementaire peut jouer un rôle majeur sur l'évolution des outils financiers». Le député de la Savoie voit une autre vertu à la crise financière : «Aller jusqu'au bout des réformes, même si, dans un premier temps, cela va coûter de l'argent.»

Roger Karoutchi, le secrétaire d'État chargé des Relations avec le Parlement, estime d'ailleurs que les sujets à l'ordre du jour - le nouveau rôle des parlementaires, les bouleversements de la mondialisation - «peuvent parfaitement être recyclés au regard de la crise économique et financière».

30Sep 2008

Le président de la République répond au courrier de Brice Blazy concernant le RSA

Réponse du Président de la République

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26Sep 2008

Les principales mesures du budget 2009 (avec agence)

Le gouvernement se veut prudent et table sur une croissance entre 1 et 1,5 % en 2009

"Ce budget intervient dans une situation économique difficile" mais "malgré ça, nous (finançons) nos priorités" comme l'environnement, la recherche et l'enseignement supérieur ou le revenu de solidarité active (RSA). C'est en ces termes que Nicolas Sarkozy s'est prononcé à propos du budget 2009, présenté vendredi en conseil des ministres, selon des propos rapportés par le porte-parole du gouvernement Luc Chatel. "Le monde connaît une crise qui est née aux États-Unis, donc qu'il ne faut pas sous-estimer. Elle est forte et elle a des conséquences sur notre économie", a-t-il poursuivi. Le gouvernement, en l'absence de la moindre marge de manoeuvre financière dans un contexte de crise économique, renonce donc finalement à réduire les prélèvements obligatoires et les déficits pour l'année prochaine. Prudent, il table sur une croissance prévue entre 1 et 1,5 % en 2009, avec un creusement du déficit à 52 milliards après 49 milliards environ en 2008. Voici, point par point, les principales hypothèses économiques et mesures fiscales prévues par le budget 2009.

Les principales mesures fiscales :

. Les opérations de restauration immobilière dans un secteur dit "sauvegardé" dans le cadre de la loi Malraux vont être plafonnées. Le montant de la déduction d'impôt de cette niche fiscale ne pourra pas, à partir de 2009, excéder 140.000 euros.

. Autre niche fiscale encadrée : les investissements locatifs et productifs outre-mer vont être plafonnés à 40.000 euros ou 15 % du revenu imposable du foyer.

. Les logements respectant la norme "bâtiment basse consommation" vont profiter d'un crédit d'impôt passant de cinq à sept annuités de remboursement et une majoration de 20.000 euros du montant des prêts à taux zéro.

. Mise en place d'un prêt à taux zéro destiné à financer des travaux d'amélioration de la performance énergétique des logements anciens. Il va pouvoir être utilisé pour financer la totalité des travaux d'une résidence principale, dans la double limite de 300 euros par m2 et de 30.000 euros par logement.

. L'imposition forfaitaire annuelle va être supprimée en trois ans. Elle concerne actuellement 360.000 entreprises et rapporte 1,6 milliard d'euros par an. En 2009, sa suppression doit bénéficier à 210.000 entreprises, pour un coût net de 336 millions d'euros.

. L'aide à la cuve passe de 150 à 200 euros pour les ménages non imposables ayant reçu une facture de fioul entre le 1er juillet 2008 et le 31 mars 2009.

. La taxe kilométrique sur les poids lourds va être généralisée sur tout le territoire national. Elle est actuellement pratiquée à titre expérimental en Alsace. Elle va servir à financer à partir de 2011 les collectivités territoriales et l'Agence de financement des infrastructures de transport de France.

Les principales hypothèses économiques pour 2009 :

. Croissance du PIB : fourchette attendue de 1 à 1,5 %, mais le budget est fondé sur la base d'une croissance de 1 %, comme celle attendue finalement en 2008.

. Déficit de l'État : 52,1 milliards contre 49,4 milliards d'euros cette année (41,7 prévus dans le budget 2008).

. Déficit public : 2,7 % du PIB en 2009 comme en 2008 (contre respectivement 2 % et 2,5 % prévus initialement). Le gouvernement espère désormais le ramener à 2 % en 2010 puis 1,2 % en 2011 et 0,5 % en 2012.

. Inflation : 2 % en 2009 après 2,9 % en 2008 (1,6 % prévu initialement). Pouvoir d'achat des ménages : en hausse de 2 % en 2009 après celle de 1 % en 2008.

. Dépenses de consommation des ménages : en hausse de 1,9 % contre 1,1 % en 2008.

. Déficit commercial : 49 milliards d'euros après 49,8 mds en 2008.

. Dette : 66 % du PIB après 65,3 % en 2008 et 63,9 % en 2007.

. Recettes fiscales nettes : 275,9 mds d'euros après 271,9 mds d'euros (contre 276,9 milliards prévus), soit un manque à gagner de 5 milliards d'euros cette année.

. Taux de prélèvements obligatoires : 43,2 % après 43,3 % en 2008. Stabilisation prévue jusqu'en 2012.

. Fonction publique : suppressions de 30.627 postes équivalent temps plein en 2009, avec notamment des coupes dans l'Éducation (13.500 postes) et la Défense (8.250 postes).

19Sep 2008

Nicolas Sarkozy s'exprimera le 25 septembre sur sa politique économique

AP | 18.09.2008 | 12:39

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18Sep 2008

Crise financière - Mais que peut dire Sarkozy ?

Le chef de l'Etat va devoir expliquer aux Français en quoi ce septembre noir sur les places financières va inévitablement modifier les deux années à venir.

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18Sep 2008

Le fichier Edvige remodelé par Matignon

jeudi 18 septembre 2008, mis à jour à 20:39 Reuters

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18Sep 2008

Taxes vertes, RSA: l'exécutif lâche du lest face à la fronde de sa majorité

PARIS (AFP) — Face au vent de fronde dans la majorité contre la multiplication des taxes, l'exécutif a dû lâcher du lest, cédant, au moins symboliquement, sur le plafonnement global des niches fiscales et renonçant à passer par voie d'ordonnance sur l'extension du bonus-malus écologique.

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30Aug 2008

Lettre à l'attention du Président de la République et du Secrétaire Général de l'UPM au sujet du RSA

le 30 Août 2008

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28Aug 2008

Facebook relais du blog

le 28 Août 2008

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28Aug 2008

Nicolas Sarkozy officialise la taxe supplémentaire pour financer le RSA

28/08/08 - 13H37

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20Aug 2008

Sondage - réforme des collectivités -

Sondage du 20 Août 2006

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