blog militant de Brice Blazy

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14Jun 2009

Un résultat qui nous engage

Xavier Bertrand, secrétaire général de l'UMP, a estimé dimanche soir (dimanche 7 juin 2009) que la victoire du parti de la majorité aux élections européennes était "un succès important".

Xavier Bertrand, secrétaire général de l'UMP, a déclaré que ce résultat était "un résultat au-delà de nos espérances, mais un résultat qui nous engage"."C'est un succès important qui nous donne aussi des responsabilités importantes parce que l'abstention est toujours aussi présente", a ajouté Xavier Bertrand. "Dans toute l'Europe, le taux d'abstention est important parce que ça montre bien que des questions sont là sur l'Europe et qu'il nous faut continuer à faire changer l'Europe".

Il a également estimé que les résultats des élections européennes représentaient "la défaite" de ceux qui n'avaient "pas parlé d'Europe dans cette campagne" et "la sanction d'une opposition hystérique et obsessionnelle".

"C'est la première fois depuis 1984 qu'un parti de la majorité présidentielle arrive en tête aux élections européennes", a affirmé François Fillon. VIDEO: La déclaration de François Fillon

Pour lui, ce succès tient "d'abord (à) la reconnaissance du travail accompli par la présidence française de l'Union européenne sous l'autorité du président de la République", avant d'ajouter que c'est aussi "le résultat de l'unité de la droite."Ce succès, nous l'assumons avec beaucoup de gravité", a encore dit le Premier ministre, promettant que la France serait "en première ligne" pour relever "deux grands défis": celui de la crise économique et du réchauffement climatique.

Pour Frédéric Lefebvre, "les engagements pris par les candidats pendant la campagne des européennes seront tenus par les eurodéputés tout au long de leur mandat", comme il l'a annoné lundi 8 juin lors de la conférence de presse hebdomadaire au siège national

21Apr 2009

La mesure du travail et de la présence des députés à l'assemblée nationale

La tristement célèbre Loi HADOPI et son rejet dans un hémicycle quasi désert avec seulement 38 députés présents, aura eu un avantage : Attirer l'attention des français sur l'absentéisme et le peu de travail réellement fourni par certains de nos élus nationaux.

le fait avec la majorité actuelle de ne pas pouvoir voter une loi à l'assemblée manque de combattant c'est une honte pour la représentation nationale et l'esprit de la démocratie. Cela ne montre pas un exemple très positif de la politique et de nos représentants...

Le site internet , LESINFOS.COM vient de faire paraitre une intéressante étude ou plutôt une sorte de HIT-PARADE des députés selon leur activité.

Vous pouvez télécharger le classement sur : http://www.lesinfos.com/docs/activitesdeputes.pdf

Comme l'indiquait Philippe Seguin dimanche 19 Avril sur LCI il est difficile de défendre des intérêts particuliers locaux et les intérêts nationaux.

La règle du cumul de mandat semble la plus délicate dans le cas de la députation quand le conseiller général et maire, conseiller régional et maire ou sénateur et maire semble plus logique car attaché à un territoire et une logique territoriale. Le député représente le citoyen et doit défendre les intérêts de tous les Français et du pays. L'exercice devient de plus en plus technique et difficile.

Il est urgent que notre gouvernement réfléchisse profondément à cette question de cumul qui pose aussi le problème de la mise en oeuvre des réformes qui doivent passer par l'assemblée nationale et qui ont de plus en plus de mal à passer.

une des réformes les plus urgentes avant celle des collectivités c'est bien celle du cumul de mandat car ce cumul s'oppose aussi naturellement à toute réforme de structures en particulier au niveau des collectivités.

l'idée de député nationaux et européens ne pouvent cumuler avec des mandats locaux et de maires ou conseiller régionaux et départementaux ne pouvant cumuler qu'avec des mandats locaux et régionaux semble plus logique et mieux adapté (à conditions de limiter aussi les mandats).

Il est bien évident qu'il existe des logiques municipales, départementales, régionales qui sont déconnectée des logiques nationales et européennes.

Si ce travail n'est pas fait alors il appartiendra aux électeurs de juger si il faut continuer à accepter les cumuls ou favoriser un homme un mandat même s'ils sont du même bord comme l'on fait à Béziers le Maire Raymond Couderc et Elie Aboud le Député.

24Mar 2009

Raymond Courderc remporte la primaire de l'UMP pour les Régionales en Languedoc-Roussillon, il sera l'adversaire de Georges Frêche

Le sénateur maire de Béziers Raymond Couderc arrive en tête des primaires organisées par l'UMP pour désigner la tête de liste du parti aux élections régionales de 2010.

Raymond Couderc l'emporte avec 35,4 % des voix, devançant de peu le Catalan Jean Castex, maire de Prades (33 %).

Suivent : Christian Jeanjean, maire de Palavas-les-Flots, 3e avec 21,5 % des voix, et Christophe Rivenq (10,5 %), directeur de cabinet du maire d'Alès Max Roustan. 22 000 militants s'étaient inscrits pour participer au vote, organisé sur internet depuis le début de la semaine. 53,8 % d'entre eux ont participé au vote.

Source: http://www.midilibre.com/articles/2009/03/22/20090322-Ump-regionales-Raymond-Courderc-remporte-la-primaire-de-l-UMP-Jeanjean-finit-troisieme.php5

11Mar 2009

Baisse de la TVA dans la restauration, une promesse tenue par Nicolas Sarkozy !

La France a obtenu le droit d'abaisser son taux de TVA dans la restauration grâce à un compromis fiscal avec ses partenaires européens après dix ans de tractations, avec l'Allemagne notamment. C'est Jacques Chirac qui en 2002 avait promis cette baisse aux restaurateurs. L'accord a été permis par un revirement de l'Allemagne qui a obtenu le rejet des taux réduits sur les produits verts.

La question est le niveau auquel Paris, en butte à des finances publiques dans le rouge, est capable de baisser le taux dans la restauration. La profession espère 5,5 % ( 19,6 % à ce jour) . Certaines aides au secteur seront supprimées en contrepartie. L'UE a également décidé d'autoriser une TVA à 5,5 % pour les travaux d'entretien et de restauration.

Cette promesse était très difficile à tenir et dans un contexte de crise il faut saluer la volonté politique et l'obtention de cette mesure majeure pour l'économie Française quand on connait le poids du secteur CHR, viticole et agroalimentaire.

08Mar 2009

Réforme des collectivités locales : Nicolas Sarkozy choisit de temporiser

| 06.03.09 | 14h12

Le Grand Paris attendra, tandis que la réforme de l'organisation territoriale sera menée avec prudence. Face à la levée de boucliers, à droite et à gauche, suscitée par le rapport que lui a remis, jeudi 5 mars, l'ancien premier ministre Edouard Balladur sur les collectivités locales, le président de la République a décidé de prendre son temps.

Sur Paris, Nicolas Sarkozy attendra les propositions de Christian Blanc, secrétaire d'Etat du développement de la région capitale, et celles des architectes chargés de dessiner le Paris du XXIe siècle, pour se prononcer. "Pas de nouvelle gouvernance tant qu'il n'y a pas de projet", a confié jeudi le chef de l'Etat aux ténors de l'UMP, alors que M. Balladur propose de fusionner la capitale et les trois départements de la petite couronne pour former une entité de six millions d'habitants.

Sur les collectivités locales, M. Sarkozy a confié au premier ministre François Fillon la mission d'élaborer "d'ici l'été" un texte reprenant "en lien étroit avec le Parlement" les propositions Balladur. Le texte de loi sera débattu "à l'automne", veut croire M. Balladur dont le rapport s'intitule "Il est urgent de décider". "Je ne vais tout de même pas changer le titre de mon rapport une demi-heure après l'avoir rendu", a souri M. Balladur, jeudi, à l'Elysée.

"Quatre mois, c'est un bon délai pour approfondir le consensus", a plaidé M. Sarkozy. Il a invoqué le "conservatisme" des élus locaux et "les contraintes constitutionnelles (...) lourdes". Le président a annoncé parallèlement une réforme de la fiscalité locale pour compenser la suppression de la taxe professionnelle. M. Sarkozy se défend d'"immobilisme" : il a déclaré à des proches qu'il irait chercher les voix des parlementaires jusqu'à la dernière, comme pour la réforme de la Constitution adoptée à deux voix près en juillet 2008.

COLLÉGIALITÉ

Outre le Grand Paris, le chef de l'Etat a écarté une autre proposition phare du comité Balladur : l'élection au suffrage universel des conseillers intercommunaux, qui gèrent des agglomérations de communes. Cette élection directe "pose à mon sens beaucoup de questions", a expliqué M. Sarkozy. Pour lui, la commune reste "l'échelon de base de notre organisation et de notre démocratie locale". Il ne veut pas les affaiblir. M. Sarkozy a expliqué aux dirigeants de l'UMP que l'intercommunalité doit rester " collégiale et pas hiérarchique". Ce qui ne l'empêche pas de juger indispensable de voir émerger des "métropoles" - M. Balladur en a listé onze - pour "structurer la vie économique de notre pays".

M. Sarkozy a repris l'idée de "rapprocher les départements et les régions en les dotant des mêmes conseillers". Mais "le processus d'élection de ces futurs conseillers communs devrait faire l'objet de travaux complémentaires", a-t-il précisé. Cette réforme impliquerait la suppression du canton prônée par M. Balladur et il n'y a pas de majorité au Parlement sur ce point.

M. Sarkozy s'est dit favorable à la suppression de la clause générale de compétence pour les départements et les régions, qui leur permet d'intervenir dans tous les domaines. C'est la "seule manière de mettre fin aux financements croisés et à l'enchevêtrement des interventions" de la puissance publique. Il a rappelé que les fusions de régions ou de départements se feraient "sur une base volontaire", alors que la proposition de M. Balladur de passer de vingt-deux à une quinzaine de régions a mis le feu aux poudres dans les petites régions. "A quoi sert-il de vous informer si vous n'en tenez aucun compte ?", a demandé, faux candide, M. Balladur à la presse.

01Mar 2009

Sarkozy et deux élus UMP du Languedoc-Roussillon menacés

Par la rédaction leJDD.fr

La secrétaire de la mairie de La Canourgue, en Lozère, a reçu un étrange courrier vendredi. Adressé au maire, le sénateur UMP Jacques Blanc, il comportait des menaces de mort ainsi qu'une cartouche de 9 mm. La lettre, dans laquelle Nicolas Sarkozy est aussi visé, rappelle celle reçue par le sénateur-maire de Béziers, Raymond Couderc, au début du mois. Celle-ci contenait une balle de calibre 38.

Nicolas Sarkozy et deux élus du Languedoc-Roussillon, ainsi que d'autres personnalités politiques, sont menacés dans ces courriers. (Reuters) Sur le même sujet Louis Sarkozy menacé de mort

La secrétaire du maire de La Carnougue en Lozère a eu un mauvais "pressentiment" en ouvrant une enveloppe étrangement gonflée d'un côté vendredi. Un pressentiment justifié. A l'intérieur de la lettre adressée à Jacques Blanc, édile UMP de cette commune de 2000 habitants, elle a découvert une balle de 9 mm et des menaces de mort contre l'élu, sa famille, mais aussi d'autres hommes d'Etat, révèle samedi Midi Libre. La secrétaire a immédiatement alerté l'élu, qui est aussi sénateur UMP de la Lozère, et la gendarmerie. Pour éviter de laisser des empreintes, ils n'ont pas sorti la lettre de son contenu. Mais ils ont pu lire quelques phrases, notamment: "Mort en sursis, vous êtes pisté ainsi que votre famille."

Jacques Blanc est le second élu du Languedoc-Roussillon à être la cible de telles menaces. Il y a environ deux semaines, le sénateur-maire (UMP) de Béziers, Raymond Couderc, avait reçu un courrier du même type, accompagné d'une balle de calibre 38. Dans les deux cas, Nicolas Sarkozy, Rachida Dati, Michèle Alliot-Marie et Alain Juppé sont également visés par ces intimidations, rapporte encore Midi Libre.

L'inquiétude se déplace donc au plus haut niveau. Après que les gendarmes ont fait les premières constatations, la cellule antiterroriste de Paris a été contactée. Et les gendarmes de Lozère ont été dessaisis de l'enquête au profit d'une unité de police judiciaire de Montpellier.

23Feb 2009

Villepin conseille à Sarkozy de « réexaminer » le paquet fiscal

23/02/09

L'ancien Premier ministre Dominique de Villepin n'a pas mâché ses mots hier vis-à-vis de Nicolas Sarkozy, lui conseillant de « se concentrer sur l'essentiel » dans cette crise qui sera « longue ». « Nicolas Sarkozy doit tirer les leçons des derniers mois. On ne peut pas multiplier les réformes tous azimuts quand tout va aussi mal (...). Quand on voit des réformes comme celles de l'audiovisuel public ou le retour de la France dans l'Otan, tout ceci n'est pas d'actualité ! », a-t-il déclaré sur Canal+. Selon lui, l'exécutif dispose de « deux marges de manoeuvre » financières : revenir sur « le paquet fiscal au sens large », soit « près de 15 milliards d'euros », et sur « les allégements de charges liés aux 35 heures, qui représentent plus d'une vingtaine de milliards d'euros ». « Je suis pour qu'on réexamine très sévèrement et de façon très exigeante à la fois le paquet fiscal et en même temps ces allégements de charges », a-t-il affirmé.

23Feb 2009

Villepin: "ce serait une faute de revenir pleinement dans l'Otan"

PARIS (AFP) — L'ancien Premier ministre Dominique de Villepin a mis en garde dimanche le président Nicolas Sarkozy en jugeant que ce serait "une faute" de sa part de faire revenir la France "pleinement dans l'Otan".

"Nous sommes dans un monde qui est en permanence en risque de confrontation, de bloc à bloc. Aujourd'hui, vouloir pleinement afficher notre appartenance à ce bloc occidental, à un moment où, nous le voyons bien, l'Occident n'est plus seul sur la scène, loin de là, et où les pays du sud s'affirment, c'est une erreur en termes d'image et de stratégie", a-t-il plaidé sur Canal +.

"Tendre vers l'est, aller vers le sud, en permanence trouver des solutions que d'autres ne trouvent pas (...) C'est la vocation de la France. Cette vocation diplomatique, nous devons l'affirmer", a ajouté M. de Villepin.

"C'est vrai que les décisions au sein de l'Otan se prennent à l'unanimité. Mais j'ai vécu la crise irakienne. Et je sais que la pression exercée par les Américains quand ils considèrent qu'il y a va de leur propre sécurité est extrêmement difficile à résister", a-t-il insisté.

Selon lui, "si l'on veut, non seulement ne pas accepter une décision de l'OTAN mais s'opposer à une décision de l'Otan", il faut "une indépendance forte" et "c'est justement le positionnement français".

Donc le retour de la France dans le commandement intégré de l'Otan "n'est pas un détail", "ce n'est pas juste une signature de plus pour normaliser une position" mais "c'est véritablement la France qui passe sous les fourches caudines d'un autre pays", a mis en garde Dominique de Villepin.

L'ancien locataire de Matignon est par ailleurs opposé à un renforcement du dispositif militaire français en Afghanistan: "c'est prendre un risque supplémentaire alors même que, nous le savons, il n'y a pas de solution militaire" dans ce pays.

18Feb 2009

Nicolas Sarkozy a présenté mercredi 18 février une série de propositions aux partenaires sociaux réunis à l'Elysée. Voici les principales:

- IMPÔT SUR LE REVENU

La suppression "d'une partie de l'impôt sur le revenu" (le deuxième tiers 2009 et éventuellement le troisième) pour les deux millions de contribuables modestes assujettis à la première tranche d'imposition a été avancée. Nicolas Sarkozy a proposé de compléter cette mesure d'un geste similaire pour deux millions de contribuables qui relèvent "théoriquement" de cette tranche mais ne payent pas d'impôts et par un crédit d'impôt pour les deux millions de ménages dont les revenus se situent juste au-dessus de la première tranche. Le coût de cette mesure, selon les hypothèses retenues, pourrait atteindre 1,1 milliard.

- ALLOCATIONS FAMILIALES

Deux pistes sont envisagées, dont le versement d'une prime de 150 euros pour chacune des trois millions de familles qui bénéficient de l'allocation de rentrée scolaire (ARS), pour un coût total de 450 millions d'euros. Une autre solution consisterait à doubler en juin le complément familial de 161 euros touché par les 900.000 familles nombreuses, ce qui coûterait 140 millions d'euros.

- SERVICES A LA PERSONNE

Nicolas Sarkozy a proposé des "bons d'achat de service à la personne (aide à domicile, garde d'enfants, soutien scolaire, ménage)" qui pourraient être attribués aux 660.000 ménages bénéficiant de l'allocation personnalisée d'autonomie à domicile, aux 470.000 familles bénéficiaires du complément mode de garde gagnant moins de 43.000 euros par an, aux 140.000 foyers ayant un enfant handicapé ou aux chômeurs qui "retrouvent du travail et ont besoin de solutions temporaires pour faire garder leurs enfants".

- EMPLOI

Le président de la République a proposé de mobiliser "jusqu'à 800 millions" d'euros supplémentaires pour que l'Etat finance la moitié d'un "fonds d'investissement social", doté au total de 2,5 à 3 milliards d'euros. Ce fonds, qui regrouperait des crédits déjà mobilisés, recevrait au total 1,5 milliard de fonds de l'Etat et serait chargé de "coordonner les efforts en matière d'emploi".

- SALARIES PRECAIRES

Nicolas Sarkozy a proposé une prime exceptionnelle entre 400 et 500 euros pour "les salariés pouvant justifier entre deux et quatre mois de travail".

- CHÔMAGE PARTIEL

L'Etat propose de porter de 60% à 75% du salaire brut l'indemnisation du chômage partiel. Il a demandé aux partenaires sociaux que le coût de cette mesure, qu'il n'a pas chiffré, soir réparti entre les entreprises, l'Etat et l'assurance chômage.

Nicolas Sarkozy a aussi repris la proposition permettant aux salariés au chômage partiel de bénéficier d'une modulation de leurs échéances pour le remboursement de leurs emprunts immobiliers.

- JEUNES

Nicolas Sarkozy a évoqué "des efforts ciblés de formation" pour les jeunes sans qualification et a imaginé de demander aux entreprises qui bénéficient des crédits du plan de relance de recruter et de former des jeunes.

- PARTAGE DU PROFIT

Une mission de deux mois sera confiée au directeur général de l'INSEE Jean-Philippe Cotis, avant une discussion entre partenaires sociaux. Le chef de l'Etat a aussi souhaité que les dirigeants des entreprises qui "recourent massivement à du chômage partiel ou décident un licenciement économique d'ampleur" renoncent à percevoir des bonus.

- CONTRÔLE DES AIDES AUX ENTREPRISES

Une des pistes évoquée pour contrôler l'utilisation des aides publiques attribuées aux entreprises consiste à en informer le comité d'entreprise, qui serait chargé d'émettre un avis.

- SUIVI DE LA CRISE

Un "comité d'évaluation et de suivi de la crise et des politiques économiques et sociales" pourrait être créé, réunissant l'Etat et les partenaires sociaux. Nicolas Sarkozy, qui se propose d'en présider la première réunion, a aussi proposé d'informer les partenaires sociaux sur les propositions européennes en vue du G-20.

(avec AP)

17Feb 2009

Vers une dissolution de l'assemblée nationale ?

Le tournant du quinquennat. Ses amis ou ses adversaires sont d'accord. Nicolas Sarkozy joue dans les semaines qui viennent la tournure que va prendre la suite de son mandat : une présidence grave de lutte contre la crise ou une atmosphère de fin de règne permanent alors qu'il n'a même pas franchi la moitié de son quinquennat. Commencé sur les chapeaux de roues et sur fond de croissance, celui-ci s'enlise depuis quelque temps dans une confusion des objectifs et une crise de gouvernance. Il faut dire qu'entre-temps s'est abattue sur le monde la pire crise économique depuis 1945. Et que "le travailler plus pour gagner plus" sonne comme la formule d'une époque révolue. A l'aune du (trop rapide) temps médiatique, chacun a le sentiment que la campagne sarkozyste et ses promesses datent d'il y a un siècle déjà... L'impopularité présidentielle s'installe, tous les sondages vont le confirmer. "Nicolas sait qu'il va traverser une longue période de désamour mais il va tenir le cap", explique un de ses proches. Rien d'alarmant en temps de crise à ce que le capitaine se voit reprocher toutes les difficultés du quotidien. Mais il serait dangereux pour le pays qu'il n'analyse point finement la généalogie de cette défiance. Le Président Sarkozy va devoir choisir entre son avenir politique et un choix d'une gouvernance imposée. Cette gouvernance semble à la limite de la surchauffe y compris dans la majorité. Quelle solution pour sauver le régime Présidentiel et se donner un nouveau souffle ? une stature de Président ? La dissolution de l'assemblée nationale comme l'avait réalisée son prédécesseur en 1997 face à l'impopularité très importante de son premier ministre apparaît désormais comme une des solutions qui permettrait au Président de sortir de l'étau qui le serre. Une dissolution pour permettre au peuple de s'exprimer sur un nouveau cap à fixer, suite à la nouvelle donne introduite par une crise économique, morale et politique. Peut-être la seule réelle possibilité offerte au Président pour se relancer dans la course de 2012 et se constituer une majorité "choisie" solide pour les législatives qui suivront.

25Jan 2009

Conseil National de l’UMP du samedi 24 janvier à la mutualité

Conseil National de l’UMP du samedi 24 janvier à la mutualité (Paris 5eme)

Le conseil national du samedi 24 janvier a marqué un tournant du mouvement de l’Ump. Dans une ambiance décontractée mais studieuse avec en toile de fond la crise financière, les conseillers nationaux, les membres du gouvernement, une partie des parlementaires, des représentants des corps diplomatiques et des invités du mouvement ont pu partager ce moment important en ayant conscience des enjeux et difficultés qui se présentent pour l’ensemble des Français dans les mois à venir.

Quelques moments forts ont marqué ce conseil national qui ne se s’est pas limité au lancement des élections Européennes comme en ont fait part les médias mais à toutes les problématiques de la vie politique actuelle avec une volonté de projection dans l’avenir pour faire face à un monde qui change dans l’intérêt de la France qui doit y garder sa place et son rang. La matinée a été consacrée à l’élection du bureau politique par les conseillers nationaux (30 membres) puis au ticket des 4 vice-présidents du mouvement. Le premier-vice président élu est alors intervenu (Jean-Pierre Raffarin). Pendant la réunion du bureau national (huit clos), une plénière était organisée pour faire le bilan de la présidence française à l’Union Européenne. A 11h00 les 4 secrétaires généraux adjoints élus, le trésorier national élu et le secrétaire général élu intervenaient devant le conseil national. Le nouveau secrétaire général élu Xavier Bertrand présente alors son projet pour l’Ump. Xavier Bertrand bien qu’ayant exercé des fonctions importantes (Ministre) reste un homme de terrain et un véritable militant proche des préoccupations des françaises et des français. Il prend un exemple concernant les retraites et les paiements des pensions (le 10 du mois) alors que souvent les personnes âgées doivent payer leur loyer avant. Après avoir posé la question à ses services, il lui est expliqué qu’il n’est pas possible de changer cela. Il explique que son rôle de politique c’est faire en sorte que ce qui ne semble pas possible le devienne. La nouvelle équipe dirigeante répond aux questions des conseillers nationaux. Les 4 vice-présidents puis les 4 secrétaires généraux adjoints. Un moment particulièrement émouvant lorsqu’Eric Besson nouveau secrétaire général adjoint répondait à une question concernant son implication à l’Ump. Eric Besson reconnaissait avoir fait un choix difficile en décidant de quitter sa famille politique pour soutenir la candidature de Nicolas Sarkozy. Il indiqua qu’à ce jour et compte tenu des actions du gouvernement et du Président de la république il ne regrettait rien. Son intervention a été particulièrement émouvante, la sincérité du discours d’Eric Besson et son implication ont marqué l’auditoire. Il a été particulièrement applaudi et cela très longuement par l’ensemble du conseil national. Son intervention a certainement été l’une des plus applaudie. Eric Woerth réélu trésorier a présenté un budget maîtrisé (dépenses en baisse) ressources stables. En fin de matinée nous avons pu accueillir le premier ministre pour une intervention de grande qualité. Insistant sur la métaphore de la tempête frappant le sud-ouest, il a souhaité rappeler l’importance de l’action des membres du gouvernement aux côtés des français pour les aider à passer au mieux cette crise financière sérieuse et qui sera difficile. Il a montré des valeurs de respect, de travail et une grande humanité.

L’après-midi a été consacré à la présentation du président de la commission nationale d’investiture et de son secrétaire national (Jean-Claude Gaudin, Brice Hortefeux). A Partir de 14h15 les têtes de listes pour les élections Européennes sont présentées par grande région. Les têtes de listes répondent aux questions des conseillers nationaux, en particulier Dominique Baudis tête de liste de la région Sud-ouest (Languedoc-Roussillon compris) répond à une question de notre Président Départemental Arnaud Julien.

Vient à 15h30 le moment de clôture avec le discours du Président de la République. Le président de la République indique souhaiter faire bouger les lignes, il recommande aux élus de s’investir dans les tâches difficiles dans le contexte de la crise et de ne pas oublier qu’ils se doivent d’aider les français actuellement en difficulté. Le président invite les militants à faire preuve de combativité, d’innovation. Il ouvre les portes de l’Ump indiquant que personne n’en est propriétaire et que tous les nouveaux apports seront importants et entendus. Il insiste que l’importance de l’ouverture, de la tolérance, du renouvellement. Il indique aussi que même s’il est issu de notre famille il est aujourd’hui le Président de tous les français y compris ceux qui ne lui ont pas apporté leurs suffrages. Dans ce contexte il souhaite que l’Ump suive le mouvement en acceptant tous ceux qui veulent faire bouger la France dans le sens de la modernité, de l’efficacité et dans le respect des valeurs qui constitue notre identité. L’objectif est ambitieux, c’est de doubler le nombre d’adhérents à l’Ump en visant les 500 000 membres. Il rappelle quelles ont été ses dernières actions dans le cadre de son mandat, en particulier dans le cadre de la Présidence Européenne. Il explique que la politique c’est avant tout la volonté de changer les choses et de ne pas accepter le fatalisme ni en France ni en Europe. Europe dont nous avons besoin et qui a besoin de la France. Il remercie tous ceux qui ont accepté leurs nouvelles responsabilités. Il demande à chacun de ne pas oublier que la politique c’est un combat permanent même dans le plus petit des cantons de France.

Le président a été très applaudi.



Brice Blazy, invité du Conseil National de l’Ump

Toutes les vidéos, tous les discours http://www.u-m-p.org/site/index.php/ump/s_informer/actualites/xavier_bertrand_elu_secretaire_general_de_l_ump

Programme simplifié :

-Accueil -Ouverture du conseil national par Jean-Pierre Raffarin -Election du bureau politique de l’Ump (30 membres) -Election des 4 vice-présidents de l’Ump -Réunion du bureau politique en huit clos -Intervention du secrétaire général élu -échanges entre les vice-présidents et secrétaires généraux adjoints et les conseillers nationaux -Intervention du trésorier élu, vote du budget -Intervention du Premier Ministre François Fillon -déjeuner -présentation des têtes de listes aux élections Européennes -débat entre les têtes de listes et les conseillers nationaux -discours de clôture du Président de la République

Nouvelle Direction : Secrétaire général du parti : Xavier Bertrand Secrétaires généraux adjoints : Eric Besson (mouvement des progressistes) Marc-Philippe Daubresse Nathalie Kosciusko-Morizet Axel Poniatowski Vice-présidents du conseil national (Parlement de l'UMP) : Jean-Louis Borloo Michèle Alliot-Marie Brice Hortefeux Jean-Pierre Raffarin Trésorier : Eric Woerth Porte parole : Frédéric Lefevre Porte parole adjoint : dominique paillé Président du comité de la majorité : Jean-Claude Gaudin Délégué général : pierre Méhaignerie CNI : Jean-Claude Gaudin, Brice Hortefeux

18Jan 2009

La campagne interne Ump pour les régionales en Languedoc-Roussillon lancée

la campagne pour les éléctions Régionales est enfin lancée à l'Ump avec l'annonce de la candidature du Sénateur Maire Raymond Couderc.

« Raymond Couderc ? Il ne sera pas candidat aux régionales. Il me l'a écrit, il n'en a pas envie, et puis il n'a pas intérêt à y aller. » Ces mots-là, c'est Christian Jeanjean, candidat à la candidature UMP pour ces mêmes élections qui les prononçait avant-hier depuis son bureau de maire de Palavas. Quelques heures plus tard, hier matin, ce même Christian Jeanjean recevait sur son téléphone un message de ce même Raymond Couderc. Qui lui signifiait qu'il serait bel et bien candidat. Lui aussi. A l'UMP, ils sont donc désormais quatre à ambitionner de se présenter devant les électeurs du Languedoc-Roussillon pour bouter hors de l'Hôtel de Région un Georges Frêche plus que jamais candidat à sa propre succession . Il y aura donc Christian Jeanjean, qui s'est déclaré depuis si longtemps qu'il nous affirmait jeudi : « Moi ? Mais je ne suis pas candidat, je suis en campagne. » Et hier, il ne loupait pas l'occasion de railler la candidature du maire de Béziers : « Le moins que l'on puisse dire c'est qu'il ne s'agit pas d'une candidature spontanée. S'il faut attendre que tout le monde vous supplie... Moi, pas besoin de me supplier ! Enfin, si les militants me mettent en tête, j'espère que Couderc se retirera. » Et si l'inverse se produit ? «On verra le moment venu... », répond le maire de Palavas d'un ton polaire. Mais aux côtés des deux poids lourds héraultais, les militants UMP auront deux choix supplémentaires, avec l'Alésien Christophe Rivenq et le Catalan Jean Castex. Le premier officie en tant que directeur de cabinet de Max Roustan à la mairie d'Alès. Il se présente comme un « maire bis, un directeur de cabinet qui a plus de pouvoirs qu'un directeur de cabinets classique, co-producteur des victoires électorales de Max Roustan » . Et d'affirmer, quand se pose la question de sa légitimité, qu'« en terme de gestion des collectivités, je suis un des plus expérimentés, je pense être aussi compétent que Raymond Couderc » . Déjà en campagne interne, il affirme que s'il ne l'emporte pas, il se rangera « sans état d'âme derrière Couderc, parce que ça se jouera entre lui et moi » . Il fait donc peu de cas de Christian Jeanjean et de Jean Castex dont il ne croyait d'ailleurs pas, hier, en la candidature. Pourtant, en fin d'après-midi, ce dernier, nous confirma bien être lui aussi de cette partie-là. Ce quadragénaire (comme Rivenq), énarque, a démarré par une carrière de haut fonctionnaire au cours de laquelle il a oeuvré en tant que directeur de cabinet de Xavier Bertrand, aux ministères de la Santé puis du Travail. En mars 2008, il a été élu maire de Prades (Pyrénées-Orientales). Dans les mêmes termes que son rival alésien (« sans états d'âme » donc), Jean Castex assure qu'il se rangera derrière le candidat désigné par les militants. L'un comme l'autre, particulièrement en terme de notoriété, ont il est vrai tout à gagner lors de ces primaires. Alors que Raymond Couderc et Christian Jeanjean auraient plutôt des plumes à y perdre.

un groupe a été créé sur facebook pour soutenir la candidature de raymond couderc :

Favoriser et soutenir la candidature de Raymond Couderc Sénateur Maire de Béziers lors des élections Régionales de 2010. La gauche est divisée, le Président de Région Georges Frêche en indiscrétion avec le parti socialiste dirigé désormais par Martine Aubry alors qu'il était pour Ségolène Royal. http://www.facebook.com/inbox/?ref=mb#/group.php?gid=50709831659

03Jan 2009

L'intégralité de l'allocution présidentielle, les voeux du Président de la république

Mes chers compatriotes,

L'année 2008 s'achève. Elle a été rude.

C'est la raison pour laquelle je veux penser d'abord à ceux que la vie a durement éprouvés, à ceux qui ont perdu leur emploi sans y être pour quoi que ce soit, à ceux qui sont victimes d'injustice, à ceux qui doivent affronter l'absence d'un être cher.

Je veux penser à nos soldats qui en ce moment même risquent leur vie pour notre sécurité et pour la paix. Je veux penser à leurs familles qui vivent douloureusement cette séparation. Et plus encore à ceux qui pleurent un fils, un mari, un fiancé, un père.

Pour tous les Français, cette année a été difficile. La crise économique et financière mondiale est venue ajouter son lot de peines et de souffrances. Chacun d'entre vous en subit les conséquences.

Face à cette crise je mesure la responsabilité qui est la mienne. Cette responsabilité je l'assumerai pour que tous ceux qui en ont besoin soient protégés par l'Etat et que notre pays sorte plus fort de cette épreuve.

Depuis que les difficultés sont apparues je vous ai toujours dit la vérité et j'ai agi. C'était mon devoir.

Le pire aurait été que, dans cette situation, chaque pays décide sans se préoccuper des autres. Les initiatives que j'ai prises au nom de la présidence française de l'Union européenne pour coordonner l'action de tous les Européens et pour réunir les chefs d'État des vingt plus grandes puissances mondiales à Washington, ont permis d'éviter que le monde s'engage sur la pente du chacun pour soi qui aurait été fatale. De même, l'immobilisme serait une faute.

J'ai promis que les mêmes causes ne produiraient plus les mêmes effets. La France a exigé des changements pour moraliser le capitalisme, promouvoir l'entrepreneur sur le spéculateur, sanctionner les excès inacceptables qui vous ont scandalisés à juste titre, pour redonner à la dimension humaine toute sa place dans l'économie. Nous obtiendrons des résultats lors du prochain sommet de Londres le 2 avril.

Dans une période de crise comme le monde n'en avait pas connu depuis bien longtemps, j'ai essayé de changer l'Europe. Depuis toujours j'ai la conviction que l'Europe ne doit pas subir mais agir et protéger. Avec la réponse commune à la crise financière, la résolution de la crise géorgienne, la création de l'Union pour la Méditerranée, l'accord sur le climat et l'énergie, la preuve est faite désormais que c'est possible. Ce n'était qu'un premier pas. Il faut continuer car je reste persuadé que le monde a besoin d'une Europe forte, indépendante, imaginative.

Les difficultés qui nous attendent en 2009 seront grandes. J'en suis pleinement conscient. Je suis plus décidé que jamais à y faire face, avec le souci de la justice, avec l'obsession d'obtenir des résultats. Après avoir préservé les économies de chacun grâce au plan de sauvetage des banques, ce sont les emplois de tous qu'il faut désormais sauver. Le plan de relance massif de l'investissement de 26 milliards d'euros qui a été décidé y contribuera. C'est un effort considérable. Des mesures ont été arrêtées pour sauver notre industrie automobile, en contrepartie de l'engagement des constructeurs de ne plus délocaliser leur production. D'autres initiatives seront prises avec le fonds souverain dont nous nous sommes dotés pour préserver notre tissu industriel.

Nous serons pragmatiques, attentifs, réactifs et s'il faut faire davantage, nous le ferons mais en gardant notre sang froid.

Les difficultés, mes chers compatriotes, nous avons les moyens de les affronter.

A condition d'être solidaires les uns des autres. Je ne laisserai pas les plus fragiles se débattre seuls dans les pires difficultés. Dans l'épreuve, la solidarité doit jouer sans que le travail soit découragé. C'est pourquoi j'ai voulu que soit créé le RSA, qui s'appliquera pour la 1ère fois en 2009. Désormais, chaque Français qui reprendra un travail sera encouragé, valorisé, récompensé.

Pour nous en sortir chacun devra faire des efforts. Car de cette crise va naître un monde nouveau auquel nous devons nous préparer en travaillant plus, en investissant davantage, en poursuivant les réformes qu'il n'est pas question d'arrêter car elles sont vitales pour notre avenir.

Durant l'année 2009, nous réformerons l'hôpital dont les personnels sont admirables de dévouement et de compétences, la formation professionnelle indispensable pour que chacun ait la chance d'un emploi, notre organisation territoriale que tant de conservatismes ont rendu inextricables, la recherche qui conditionne notre compétitivité.

Je pense aussi à la réforme du lycée qui est nécessaire pour éviter l'échec de tant de nos enfants dans l'enseignement supérieur et l'injustice qui fait que tant de fils et de filles, de familles modestes n'ont pas les mêmes chances que les autres. J'ai demandé que soit pris le temps de la concertation, parce que prendre le temps de réfléchir ensemble, ce n'est pas perdre du temps pour la réforme. C'est en gagner.

Je pense enfin à la réforme de notre procédure pénale si importante pour mieux protéger nos libertés individuelles, dont la nécessité s'est faite jour plusieurs fois de façon criante durant l'année écoulée.

Mes chers compatriotes, toutes ces réformes, je les mènerai avec le Premier ministre François Fillon et le gouvernement, non par esprit de système mais parce qu'elles sont la condition qui permettra à la France de se faire une place dans ce nouveau monde qui se construit. Ainsi, nous deviendrons plus compétitifs, plus innovants. Et en même temps, nous préserverons les valeurs qui font notre spécificité : le travail, l'effort, le mérite, la laïcité et la solidarité, sans laquelle aucun effort n'est acceptable.

Enfin, la France continuera d'agir en Afrique, en Asie, et bien sûr au Moyen Orient où je me rendrai dès lundi parce que c'est la vocation de la France de chercher partout les chemins de la paix, comme c'est dans sa vocation d'agir pour les droits de l'homme.

Mes chers Compatriotes,

La crise nous oblige à changer plus vite et plus profondément. La crise est une épreuve. Elle est aussi un défi. Ce défi là, je veux le relever avec vous. Vous pouvez compter sur moi.

Nous avons des atouts considérables. Il y a dans le peuple français quand il est rassemblé assez d'énergie, d'intelligence et de courage pour que nous ayons ensemble confiance dans l'avenir.

Nous allons sortir renforcés de cette crise.

Du fond du cœur je présente à chacun d'entre vous mes meilleurs vœux pour 2009.

Vive la République, Et vive la France.

03Jan 2009

L'UMP s'apprête à faire peau neuve afin d'être en ordre de bataille pour 2012

LE MONDE | 02.01.09 | 10h23 • Mis à jour le 02.01.09 | 17h44

out remettre à plat. Après un an et demi de transition et de tâtonnements, Nicolas Sarkozy s'apprête à modifier de fond en comble l'UMP; son organigramme, son fonctionnement et sa stratégie. Le parti majoritaire, dont il reste le seul patron, doit être remis en ordre de bataille, redevenir une arme de conquête pour l'échéance présidentielle de 2012. C'est l'un des chantiers prioritaires de l'Elysée en ce début d'année.



Le 24 janvier, le chef de l'Etat officialisera en personne le remaniement complet du parti en participant à son conseil national, qui doit acter le renouvellement des instances. Un objectif majeur a guidé cette réorganisation : M. Sarkozy veut placer ou replacer tous les acteurs de la majorité au centre du parti majoritaire. Ne laisser aucun protagoniste en dehors du jeu, pour mieux contrôler chacun.

La configuration du secrétariat général, instance de gestion et d'animation du parti, attend encore d'ultimes arbitrages. Aux côtés de Xavier Bertrand, qui entrera officiellement dans ses fonctions à sa sortie du gouvernement, quatre ou cinq secrétaires adjoints seront nommés : le secrétaire d'Etat à la prospective, Eric Besson, Frédéric Lefebvre, jusqu'alors porte-parole du parti, Nathalie Kosciusko-Morizet qui occupait déjà la fonction, et/ou la secrétaire d'Etat à la famille, Nadine Morano.

Le nom de Jean-François Copé est évoqué pour parfaire le casting. Le chef de l'Etat veut reprendre la main sur le groupe UMP de l'Assemblée nationale. A ses yeux, les parlementaires ont manifesté trop d'indépendance lors de l'examen des textes sur le travail dominical et sur l'audiovisuel public. En vacances à Singapour, le député de Seine-et-Marne nous a indiqué qu'aucune proposition ne lui avait été faite.

Son éventuelle nomination à l'UMP lui permettrait de reprendre un pied dans le parti, de ne pas laisser cette arme à son rival Xavier Bertrand, mais elle réduirait ses marges de manœuvre, alors que l'entrée en vigueur de la révision constitutionnelle va accorder plus de pouvoirs au Parlement.



L'ENTRÉE D'ERIC BESSON, SYMBOLE FORT

M. Copé, qui avait été écarté du gouvernement en 2007 pour avoir affiché prématurément son ambition présidentielle, a jusqu'à présent revendiqué son indépendance. "Je n'entrerai pour rien au monde au gouvernement. Au groupe, je me suis reconstruit à un poste ou on est élu et non pas nommé", expliquait-il encore peu avant Noël. L'UMP ? Il avait fait une croix dessus, s'appliquant à développer son propre réseau, à travers ses clubs "génération.fr".

L'entrée d'Eric Besson au secrétariat général de l'UMP sera un autre symbole fort. L'ancien socialiste, qui avait rejoint M. Sarkozy entre les deux tours de l'élection présidentielle de 2007, incarnera l'ouverture souhaitée par le chef de l'Etat.

Depuis plusieurs semaines, M. Sarkozy s'est appliqué à préparer les militants à cette révolution culturelle. Il s'est livré à cet exercice à l'occasion notamment de ses meetings secrets et à huis clos qu'il a organisés, à l'heure du déjeuner, à chacun de ses déplacements en France. Le chef de l'Etat n'ignore pas que la base de l'UMP a peu goûté, en 2007, l'air de l'ouverture au gouvernement.

Devant les militants, il a insisté sur la nécessité de "faire bouger les lignes" pour rester un mouvement fort, capable d'attirer de nouveaux publics. "Je suis devenu le DRH des socialistes", a-t-il ironisé à Meaux, le 28 novembre.Le chef de l'Etat veut profiter de l'affaiblissement du PS et du centre pour élargir le périmètre de l'UMP. Il a trouvé auprès de M. Besson, toujours dans la rancœur envers son ancien parti, un candidat idéal à la transgression. L'ancien économiste du PS devrait parallèlement s'élever dans la hiérarchie du gouvernement en remplaçant Brice Hortefeux au ministère de l'immigration et de l'identité nationale. Une fonction vivement contestée par la gauche lors de sa création.

M. Lefebvre serait, quant à lui, remercié pour son activisme. Depuis un an et demi, le député s'est montré le plus zélé pour défendre le bilan de M. Sarkozy, accompagner son action en organisant des débats, comme "les ateliers du changement", et polémiquer avec l'opposition sur les plateaux de télévision et de radio. Mme Morano, ancienne porte-parole de l'UMP qui avait fait part de son souhait d'être plus active dans l'appareil, serait, elle, récompensée pour sa fidélité.

Les autres ajustements sont attendus au conseil national, le "parlement du parti", où M. Hortefeux sera numéro un ou deux selon la volonté de M. Sarkozy de ne point froisser Jean-Pierre Raffarin, l'actuel vice-président du conseil. Jean-Louis Borloo, président du Parti radical, devrait lui aussi rejoindre cette instance.

D'autres modifications sont en cours de négociation. La fonction de porte-parole, que se partageaient Frédéric Lefebvre, Chantal Brunel et Dominique Paillé, pourrait être supprimée en étant confiée à M. Bertrand. Jérôme Peyrat, conseiller à l'Elysée, quittera sa fonction de directeur général de l'UMP. Il sera remplacé par Eric Cesari, ancien directeur de cabinet de Patrick Devedjian, un Corse issu du clan Pasqua. Le nombre de secrétaires nationaux sera réduit et leurs délégations modifiées.

Grâce à ce mécano, M. Sarkozy espère neutraliser les ambitions personnelles tout en redynamisant le parti. Pour le chef de l'Etat, rien ne vaut le règne par la division.

08Dec 2008

Le plan de relance économique de Nicolas Sarkozy, en bref

«Très ambitieux », le programme de soutien à l’économie pèsera 26 milliards d’euros, soit 1,3 % du PIB. Le plan devrait contribuer à la croissance à hauteur de 0,6 point. Malgré certaines mesures qui n’alourdiront pas les comptes publics, il creusera un peu plus le déficit de la France, proche des 4 % en 2009. Pour « suivre l’exécution » du plan, un ministre sera désigné par Nicolas Sarkozy. Investissement État et entreprises publiques renforcent leurs capacités

En grand pourvoyeur de fonds, l’État va « accélérer les investissements publics programmés pour les années à venir » et relancer des projets qui « dormaient dans les ministères », a annoncé jeudi 4 décembre le président Nicolas Sarkozy. Il vise des domaines qualifiés de « stratégiques » : infrastructures et équipements, enseignement supérieur et recherche, patrimoine de l’État. Cet effort d’investissement sera soutenu par les entreprises publiques dans des secteurs tels que les télécoms, les réseaux ferroviaires ou la poste. Elles engageront aussi la somme de 4 milliards d’euros. Le président a annoncé la construction de quatre lignes de TGV « en parallèle », entre 2010 et 2014. « La période où le TGV n’arrive toujours pas à Strasbourg est révolue », a-t-il déclaré.

Enfin, la contribution des collectivités locales à l’investissement public sera encouragée par le versement anticipé du fonds de compensation de la TVA (FCTVA), soit un total de 2,5 milliards d’euros. « Chaque centime d’euro remboursé en avance » devra être utilisé pour relancer l’investissement, a prévenu Nicolas Sarkozy. Ces mesures représentent au total « 10,5 milliards d’euros pour la compétitivité de la France ». Entreprises Trésorerie, emploi, crédit

Au total, près de 11,5 milliards d’euros viendront renflouer la trésorerie des entreprises. Le remboursement de la TVA ou du crédit impôt recherche (CIR) sera accéléré. Habituellement, le remboursement du CIR se fait avec un décalage de trois ans. Le plan de relance prévoit un remboursement intégral du CIR début 2009, soit le versement de 3,8 milliards d’euros. Par ailleurs, le plan PME doté de 22 milliards d’euros va être renforcé par l’octroi d’un prêt supplémentaire de 4 milliards d’euros mis à la disposition d’Oséo. Enfin, pour encourager l’embauche dans les structures de moins de 10 salariés, Nicolas Sarkozy s’est engagé à les exonérer de la totalité des charges patronales en 2009, pour un emploi payé jusqu’à 1,6 fois le smic. « Tout sera fait pour favoriser le travail dans notre pays », a soutenu le président. Une enveloppe de 500 millions d’euros sera par ailleurs mise au service des politiques actives de l’emploi, notamment afin de revaloriser l’indemnisation du chômage partiel. Nicolas Sarkozy préfère parler d’« activité partielle », qu’il faut encourager pour éviter les plans sociaux. Automobile Renforcer la compétitivité du secteur français

« Le secteur emploie 10 % de la population active, directement ou indirectement », a affirmé Nicolas Sarkozy. Confrontée à « des difficultés considérables », la filière va être aidée de deux façons. Il s’agit d’abord « d’écouler les stocks pour que la production puisse reprendre ». Le plan de relance prévoit la mise en place d’une prime à la casse de 1 000 €, visant à encourager le remplacement des véhicules vieux de plus de dix ans par une voiture neuve consommant moins de 160 grammes de CO². Cette prime est étendue aux véhicules utilitaires légers neufs (VUL).

Pour soutenir durablement la filière et renforcer la compétitivité des sous-traitants, le gouvernement propose aussi la mise en place d’un fonds d’investissement doté de 300 millions d’euros, notamment alimenté par les grands constructeurs Renault et PSA. Récemment créé pour protéger les secteurs clés des « prédateurs », le fonds stratégique y contribuera à hauteur de 100 millions d’euros.

Enfin, l’État s’engage à émettre une ligne de refinancement d’un milliard d’euros pour débloquer le crédit automobile. « La seule signature qui compte aujourd’hui est celle de l’État », a déclaré le président. Logement Encourager la construction et la rénovation

Le plan prévoit la construction de 100 000 logements supplémentaires en deux ans, dont 30 000 logements sociaux. Pour faciliter l’accès à la propriété des primo-accédants, le montant du prêt à taux zéro (PTZ), accordé sous condition de ressources, va être doublé. L’État accorde aussi 200 millions d’euros supplémentaires au programme de rénovation des banlieues (Anru) pour l’accélérer. Un fonds « exceptionnel » doté de la même somme aura pour but de « lutter contre l’habitat indigne et les dépenses d’énergie » et soutenir les ménages modestes dans leurs travaux de rénovation. Ménages Aider les plus modestes

Une prime de 200 € sera versée en avril 2009 aux futurs bénéficiaires du revenu de solidarité active (RSA). Leur nombre est estimé à 3,8 millions de ménages. Remplaçant le revenu minimum d’insertion et destiné à encourager le retour à l’emploi, le RSA ne sera pas mis en place avant juin 2009.

08Dec 2008

Pour la nomination de Xavier Bertrand, nous avions vu juste ; félicitations Xavier !

Pour que Xavier Bertrand prenne la direction de l'UMP

http://www.facebook.com/groups.php?ref=sb#/group.php?gid=48919296583

Informations générales Type: Organismes - Clubs et associations Description: Groupe de soutien à Xavier Bertrand pour qu'il prenne la direction de l'UMP et en devienne le secrétaire général

Coordonnées Adresse électronique : blazyb@wanadoo.fr Bureau: Brice Blazy Adresse: Montpellier, France

48 membres.

16Nov 2008

Les principaux points du "plan d'action" du G-20

Voici les principaux points du "plan d'action" contre la crise financière, adopté par les dirigeants du G-20 réunis en sommet samedi à Washington. AP | 16.11.2008 | 16:00

RACINES DE LA CRISE

Les dirigeants du G-20 estiment que la pire crise économique et financière depuis la Grande Dépression dans les années 1930 trouve ses racines dans une sous-évaluation du risque par les investisseurs. Les bons résultats de l'économie mondiale leur ont donné un sentiment de sécurité trompeur.

La déclaration finale des Vingt ne mentionne pas ce que beaucoup considèrent comme l'épicentre de la crise: l'effondrement du système immobilier américain reposant sur le "subprime", le crédit hypothécaire à haut risque qui a permis à des foyers insolvables de s'endetter. La transformation de ces créances douteuses en titres financiers qui se sont dissous dans des marchés trop opaques a abouti à la déstabilisation du système américain puis mondial.

ACTIONS VISANT A STABILISER LES BANQUES ET RELANCER LA CROISSANCE

Les gouvernements et les banques centrales ont débloqué des milliards d'euros ces derniers mois pour tenter de stabiliser le système financier international.

Les dirigeants du G-20 s'engagent à "prendre toutes les mesures supplémentaires nécessaires", c'est-à-dire à injecter autant de liquidités qu'il faudra pour desserrer le marché du crédit. Ils s'engagent à poursuivre les efforts de stimulation de la consommation. L'administration américaine s'est opposée à des engagements plus précis, étant donné le prix qu'elle a déjà payé pour redresser la situation, avec un déficit budgétaire qui pourrait bien atteindre les 1.000 milliards de dollars (793,7 milliards d'euros) pour 2008.

UNE MEILLEURE REGULATION

Les dirigeants du G-20 mettront en place d'ici au 31 mars 2009 un "collège de superviseurs" comprenant tous les principaux régulateurs de la finance dans le monde. Il se réunira de façon régulière pour discuter de l'état des plus grandes banques mondiales opérant dans de nombreux pays et évaluer la sécurité financière de ces institutions.

Les Vingt s'engagent aussi à mieux réguler les produits financiers dérivés des crédits, et notamment des "credit default swaps" (CDS), des contrats d'assurance entre banques et entreprises contre le risque de défaut d'un tiers, qui ont contribué à l'effondrement du marché en devenant des instruments de pure spéculation.

FORUM SUR LA STABILITE FINANCIERE

Les dirigeants du G-20 s'engagent à agir rapidement pour élargir notamment aux puissances économiques émergentes la composition du Forum sur la stabilité financière qui rassemble des représentants des gouvernements, des banques centrales et des agences de régulation de différents pays pour chercher des moyens d'améliorer la régulation financière. Ce groupe peu connu a été créé à la suite de la crise de change asiatique de 1997-98.

REFORME DU FMI

Le G-20 prescrit une "réforme complète" du Fonds monétaire international (FMI, 185 pays membres) et de la Banque mondiale, afin de donner davantage de poids dans les décisions aux pays en développement. Des pays comme la Chine reprochent aux institutions jumelles de se faire trop souvent la voix des Etats-Unis et de l'Europe.

Le FMI, sorte de pompier ou de gendarme, selon les cas, des finances internationales, verra son mandat élargi pour mieux superviser les opérations économiques nationales et ainsi servir de système d'alerte précoce à la crise quand un pays dérive. Les Vingt s'engagent à veiller à ce que le FMI et la Banque mondiale disposent des ressources financières suffisantes pour aider les pays les plus pauvres à affronter la crise.

COMMERCE

Soucieux d'éviter que la crise financière actuelle ne déclenche des réflexes de protectionnisme qui ont fortement contribué à l'apparition de la Grande Dépression les années 1930, les dirigeants du G-20 s'engagent à ne pas élever de nouvelles barrières douanières pendant les 12 prochains mois. Ils s'engagent en outre à tenter de trouver un accord dans l'année sur les modalités permettant de conclure le cycle de Doha sur les échanges commerciaux au sein de l'Organisation mondiale du commerce (OMC). Mais avant même la crise actuelle, les négociations se trouvaient dans l'impasse en raison des divergences entre pays riches et pauvres.

PROCHAINE REUNION

Les dirigeants du G-20 s'engagent à se réunir à nouveau d'ici au 30 avril 2009 et donnent à leurs ministres de l'Economie et des Finances une feuille de route pour préparer cette rencontre. En ce qui concerne les Etats-Unis, où Barack Obama succédera à George W. Bush à la présidence le 20 janvier 2009, des responsables de l'administration Bush ont déclaré qu'ils étaient en contact constant avec l'équipe de transition Obama.

Le G-20 regroupe le G-8 (Etats-Unis, Canada, Japon, Russie, Grande-Bretagne, France, Allemagne, Italie), l'Afrique du Sud, l'Arabie Saoudite, l'Argentine, l'Australie, le Brésil, la Chine, la Corée du Sud, l'Inde, l'Indonésie, le Mexique et la Turquie. Siègent par ailleurs au G-20 les dirigeants du FMI, de la Banque mondiale et de la Banque centrale européenne. L'Espagne et les Pays-Bas étaient invités à Washington. AP

16Nov 2008

Le FMI obtient du G20 un rôle accru, mais devra encore se réformer

WASHINGTON (AFP) — Le Fonds monétaire international a obtenu à l'issue du sommet du G20 un rôle accru dans la surveillance de la finance mondiale, mais devra se lancer dans une nouvelle réforme pour faire plus de place aux pays émergents au sein de ses structures de direction.

Dans le diagnostic qu'il effectue régulièrement sur ses pays membres, le FMI devra "accorder plus d'attention à leur secteur financier" et intégrer ses conclusions "aux programmes d'évaluation" qu'il effectue avec la Banque mondiale, a affirmé samedi le groupe des grands pays industriels et émergents.

"De cette manière, le rôle de conseil du FMI en matière de politique macro-financière serait renforcé", a-t-il souligné dans son communiqué final.

Le FMI mène depuis 1999, conjointement avec la Banque mondiale, des "programmes d'évaluation du secteur financier" (FSAP).

C'est cet outil que le G20 souhaite renforcer: un document technique, d'expertise financière, qui identifie les fragilités des systèmes financiers nationaux et de leur régulation, avant l'apparition des crises.

"Le FMI est probablement une institution unique pour sa capacité à donner l'alarme en amont. Les alarmes en amont sont absolument nécessaires pour éviter les crises", a plaidé le directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn, lors d'une conférence de presse tenue à l'issue du sommet.

Mais la parution des FSAP est irrégulière jusqu'ici. Et cet outil n'a pas servi dans la prévention de la crise actuelle, pour la simple et bonne raison que les Etats-Unis ont toujours refusé de s'y soumettre.

"Même dans les grands pays, nous ne faisons pas de FSAP partout. Et cela pourrait surprendre certains d'entre vous d'apprendre que parmi les pays du G20, nous n'avons réalisé que treize FSAP", a expliqué M. Strauss-Kahn.

"Certains membres du G20 défendaient même l'idée d'avoir des FSAP obligatoires. Nous n'en sommes pas là: ce n'est pas obligatoire, nous devons avoir l'accord du pays. Mais c'est une certitude, le nombre d'accords va augmenter grâce à cet appel du G20" à s'y soumettre, a-t-il poursuivi.

Le FMI a été appelé parallèlement à améliorer sa représentativité, alors même qu'il sort à peine d'une longue et tortueuse réforme de ses quotas.

"La représentation et la participation des économies émergentes et en développement dans (le FMI et la Banque mondiale) doivent être accrues", selon le communiqué du G20.

Le président américain George W. Bush a noté que la représentation des différents pays au FMI était "basée sur l'ordre économique" existant lors de sa création en 1944 et que l'institution devait "examiner l'extension du pouvoir de vote et de la représentation des pays en développement".

Le FMI a déjà mené une telle réforme, adoptée en avril après des années de tractations, mais les résultats n'ont pas été à la hauteur des changements de l'économie mondiale. Au conseil d'administration, la Belgique a toujours un poids de 50% supérieur au Brésil, et la France de 32% supérieur à la Chine...

M. Strauss-Kahn n'a pas semblé pressé samedi de s'engager dans un tel chantier, estimant que "dans le conseil d'administration, la force de l'expression de tel ou tel pays ne dépend pas que de ses droits de vote" et que "donner plus d'influence à des pays émergents ne passe pas uniquement par cette question".

"Je préférerais qu'on mette l'accent sur d'autres aspects qui reflètent l'importance d'un pays. Je citerai l'exemple de l'assistance technique. L'influence d'un pays dans le Fonds se juge aussi au nombre de chercheurs et de salariés qui viennent de ces pays", a-t-il expliqué.

16Nov 2008

Un projet de loi concernant le non cumul des mandats : voilà quelquechose d'attendu par les citoyens

Limiter le cumul des mandats: Alain Marleix, secrétaire d'Etat aux Collectivités territoriales, prépare un projet de loi qui complique le cumul des mandats. A l'avenir, il ne sera plus possible d'être en même temps député, maire et président d'une communauté d'agglomération. C'est en tout cas la volonté d'Alain Marleix, secrétaire d'Etat aux Collectivités territoriales, qui prépare un projet de loi durcissant les règles de cumul des mandats, en y introduisant la présidence d'une intercommunalité. Une disposition qui, si elle était adoptée, ferait quelques victimes spectaculaires parmi les parlementaires : à gauche, Gérard Collomb (Lyon), Jean-Marc Ayrault (Nantes), Manuel Valls (Evry) ou Pierre Cohen (Toulouse) ; mais aussi à droite, avec Jean-François Copé (Meaux), Christian Estrosi (Nice) ou encore Serge Dassault (Corbeil-Essonnes).

25Oct 2008

crise financière et crise morale

Cela fait de nombreuses années que le bon sens populaire à travers toutes les campagnes électorales s’exprimait sur la situation de la France et de l’économie. Les remarques et les réflexions allaient bien au delà de nos propres frontières et nombreux se sont exprimés indiquant que tout cela ne pourrait pas durer. Les anciens avaient l’impression que la terre s’était mise à tourner à l’envers, les spéculations immobilières et les spéculations financières avaient atteint de tels niveaux que la croissance de cette économie « financière » dépassait de beaucoup les revenus du travail.

Ces éléments remettaient en cause les fondements même de notre société, la valeur travail a été petit à petit fortement dégradée. A tel point que dans certains cas vivre en marge permettait de vivre mieux qu’en travaillant dans le cadre du revenu minimum légal.

Cette escalade encouragée par les cadres dirigeants des groupes détenus par les fonds de pensions et les directions financières a entrainé un pilotage financier au détriment des services et des gestions des ressources humaines. Chacun ressentant à son niveau une dégradation des services et une augmentation des tarifs des grand opérateurs des marchés y compris dans les grandes surfaces et les délégations de services publics.

Les fondamentaux économiques et humains ont été délaissés au profit d’une gestion purement financière dans l’intérêt de quelques uns. Cette logique a entrainé une recherche toujours plus importante des profits à tel point que l’économie réelle a subit des dégâts de par ces pratiques. Cela au point qu’aujourd’hui cette démarche poussée à son paroxysme a explosée.

La morale de l’histoire c’est que ce sont les petits qui en se portant caution à travers l’état vont sauver le système financier en lui permettant de se refinancer

Nous simples citoyens méprisés des grands groupes, des grandes banques allons chacun à son niveau permettre par le biais de l’état de sauver l’ensemble des systèmes financiers mondiaux

Nous revenons donc aux basiques, aux principes de base de l’épargne des petites gens qui ont géré au plus juste leur budget sans extravagances.

La somme de ces petits efforts imperceptible dans le bouillonnement du monde financier en effervescence devient on ne peut plus important. Quelle ironie ! La mousse des vagues retombe, la mer se retire et reste l’essentiel.

Cette crise financière c’est aussi le reflet d’une immense crise morale de notre société et de nos élites

Que chacun revienne aux fondamentaux sans quoi les efforts collectifs seront détruits par quelques uns se croyant plus fort et malins que les autres en se permettant des agissements mettant en péril notre collectif.

Peut-être un tournant pour se remettre en question et revenir aux basiques moraux dont notre société a besoin cela autant dans le domaine économique que politique. Les parachutes dorés des grands capitaines d’industries, les avantages financiers des élus en cas de perte de leurs fonctions sont des situations que chacun juge aujourd’hui décalée avec la réalité de la vie des citoyens.

Au même titre que certains élus ont renoncés à des indemnités de la banque Dexia, il serait bon que les élus locaux prennent des dispositions personnelles en s’engageant dans une voie responsable et montrent rapidement l’exemple.

Un exemple qui tendrait à montrer leur détermination à réduire le nombre de structures publiques dans le cadre des projets gouvernementaux pour un objectif d’économie et d’efficacité. Un exemple concernant leurs propres rémunérations et avantages afin de se solidariser à la situation vécue actuellement par les citoyens. Surtout s’ils ont engagés leurs concitoyens dans des produits financiers toxiques, et des dettes à long terme. Il serait normal à eux aussi de tirer les conséquences de leurs actes et d’assumer la situation qu’ils auront engendrés.

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